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Clermont - Racing : Cinq choses à retenir de la victoire de l’ASM (37-31)

Publié par Bertrand le mardi 30 mai 2017 à 17h47min, mis a jour le mardi 30 mai 2017 à 17h45min - 1146 lectures

Top 14 - Demi-finale — La Yellow Army a rendez-vous dimanche au Stade de France pour la finale du Top 14 contre Toulon. Voici les cinq choses que je retiens de cette demi-finale dans l'optique de ramener le Bouclier Place de Jaude.

 1 - La finale de Coupe d’Europe perdue est digérée et comprise

Si par le passé, les défaites en Coupe d’Europe, et pas seulement en finale, avaient souvent plongé les Clermontois dans le doute, cette dernière perdue contre les Saracens semble avoir apporté des certitudes.

L’ASM a perdu contre plus fort qu’elle et fait une match de très haut niveau. Aucune équipe française n’est au niveau des Saracens et les Clermont ont compris qu’en reproduisant de telles performances le Bouclier leur tendait les bras.

Mais les Clermontois ont aussi beaucoup appris de cette finale et notamment la gestion du rythme et du risque de l’équipe anglaise. Le Racing en a fait les frais ce samedi. Contre Toulon, l’ASM devra avoir avoir les mêmes ambitions et ne surtout pas rentrer dans celui des varois, ce qui lui avait joué de bien mauvais tours par le passé. L’ambition de Franck Azéma est donc « de rester dans ce qu’on sait faire. »

 2 - L’ASM maitrise un rugby total

Ces dernières années l’ASM a été louée pour son jeu au large mais aussi moquée par son incapacité à en sortir quand il le fallait. Franck Azéma et son staff ont su faire évoluer le jeu clermontois vers un jeu complet capable de s’adapter à toutes les équipes : un pack fort qui sait martyriser son adversaire, des libérations de balle rapides et nettes, de la dextérité et de la vitesse pour envoyer du jeu. Le tout géré par Parra et un grand Lopez.

 3 - Une force collective et mentale

Réduite à 14 dès les premières secondes de la seconde période après le carton rouge reçu par Van der Merwe, l’ASM a flotté mais n’a pas sombré et a même marqué un point de plus qu’en première mi-temps. Un caractère bien trempé et une force collective que l’on avait déjà vu cette saison quand il fallu gérer des moments creux ou aller chercher des points à l’extérieur.

Et cette victoire devrait renforcer encore un peu plus cette force collective et mentale. Et il en faudra ce dimanche en finale car c’est le point fort de Toulon et son équipe expérimentée. Leur présence en finale est d’ailleurs en grande partie due à ça.

 4 - La jeunesse triomphante et bien encadrée

Damian Penaud, Alivereti Raka, Judicaël Cancoriet et Arthur Iturria étaient titulaires, plaçant certains « anciens » sur le banc ou même en tribune. Un sacré pari par Franck Azéma tenu par cette jeunesse explosive et culottée. Penaud qui vient d’être convoqué avec les Bleus le traduisait très bien après le match : « Franck a fait une composition de jeunes. Il nous a fait confiance et on le remercie. »

Mais si ça fonctionne aussi bien, c’est aussi parce qu’elle est très bien encadrée. A l’image de Rougerie qui passe tranquillement le flambeau à Penaud, les cadres aident cette jeunesse à progresser. Penaud avait parfaitement traduit cet état d’esprit en février à Bayonne en offrant la balle d’essai à Rougerie : « Je préfère effectuer le travail et faire marquer les autres, faire marquer un grand joueur comme lui, c’est du respect. » Cancoriet a lui brillé dans une troisième ligne éblouissante avec Chouly et Lee. Et à tous les niveaux l’ASM réussit ce mélange entre jeunesse et expérience.

 5 - L’ASM a un problème en deuxième ligne

Le carton rouge reçu par Flip Van der Merwe n’a finalement pas porté préjudice à l’ASM sur le résultat de cette demi-finale. Mais elle a obligé les clermontois à jouer 39 minutes à 14 même si le staff n’était pas inquiet pour la récupération : « On a une semaine, c’est assez pour récupérer. »

Cette expulsion pose surtout un vrai soucis en seconde ligne pour la finale. Franck Azéma ne dispose à coup sûr que deux joueurs à ce poste : Iturria et Jedrasiak. Vahaamahina soigne sa fracture du tibia en finale de Coupe d’Europe, Timani est blessé depuis le dernier match de phase régulière contre La Rochelle.

Franck Azéma était conscient du problème après la demi-finale et sait que la solution passe par la troisième ligne : « On va serrer les rangs, il va falloir qu’un troisième ligne s’y colle. » Yato ou Gérondeau devraient donc s’y coller. A moins que Timani qui vient de reprendre l’entraînement ne soit l’invité surprise.


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Auteurs
Bertrand

Clermontois et fier de l’être, j’ai conçu Cyberbougnat comme le webmag d’un clermontois pour les clermontois


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