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A savoir avant le début du Top 14 2015-2016 ce week-end

Publié par Bertrand le vendredi 21 août 2015 à 16h49min, mis a jour le vendredi 21 août 2015 à 16h51min - 1432 lectures - 2 partages

Rugby — Quatorze équipes sur la ligne de départ et une seule qui soulèvera le Bouclier de Brennus à Paris 10 mois plus tard. La formule est connue, à quelques variantes près, à commencer par la finale qui se jouera à Barcelone.

Le Top 14 2015-2016 débute ce week-end, soit une semaine plus tard que l’an dernier. C’est Toulon et le Racing qui ouvrent le bal ce vendredi soir. L’ASM attaquera elle samedi après-midi à La Rochelle une saison marathon qui se terminera, espérons le, fin juin à Barcelone.

 La formule

La formule de ce Top 14 2015-2016 est identique à celle des saisons précédentes :

  • Une victoire rapporte 4 points, un match nul 2 points, une défaite 0 point.
  • Un point de bonus est octroyé à toute équipe ayant inscrit trois essais de plus que son adversaire (exemples : 3 essais à 0 ou 4 essais à 1) et à toute équipe battue par un écart inférieur ou égal à cinq points.
  • Les deux premiers seront directement qualifiés pour les demi-finales, jouées sur terrain neutre.
  • Les matchs de barrage d’accession aux demi-finales mettront aux prises le troisième avec le sixième et le quatrième avec le cinquième.
  • Les deux derniers seront relégués en Pro D2.
  • Si deux ou trois équipes sont à égalité à l’issue de la phase régulière, elles seront départagées à la différence particulière.

 Finale le vendredi 24 juin 2016 à Barcelone

La finale de l’édition 2015-2016 du Top 14 aura lieu le vendredi 24 juin à Barcelone à cause de l’Euro de Football qui se jouera en France. Le président de la LNR, Paul Goze, est revenu lundi sur les conditions de ce choix :

« Nous étions face à des contraintes de calendrier et de stade. Entre la Coupe du monde de rugby qui bouscule nos dates et l’Euro de foot qui nous prive de stades remplissant les conditions de l’organisation de la finale, il nous a fallu trouver une solution. Et tant qu’à jouer à l’étranger, il fallait que ce ne soit pas loin de la France. Et pas seulement de Perpignan (Paul Goze a longtemps été le président de l’USAP). Notre problématique était de faire d’une contrainte un événement. »

Quant au vendredi il s’est imposé pour des contraintes de diffusion :

« La finale se jouera alors que l’Euro de foot sera déjà bien entamé. Le vendredi 24 juin, il n’y aura pas de matches de foot programmés. Alors que le samedi, il y aura trois huitièmes de finale tout au long de la journée. Il aurait été impossible d’assurer une diffusion correcte de la finale dans ces conditions. Mais au final, nous allons créer un événement unique dans le plus grand stade d’Europe. »

La billetterie pour la finale est d’ailleurs ouverte au grand public depuis ce vendredi 21 août.

 Calendrier

Le Top 14 reste un vrai marathon entrecoupé en plus par les compétitions internationales :

  • Phase régulière : les équipes s’affrontent en matchs aller-retour (26 journées) du 21 août 2015 au 4 juin 2016.
  • Dernière journée des matches aller : le 9 janvier.
  • Comme lors des cinq saisons précédentes, la période des fêtes de fin d’années est bien remplie avec le fameux Boxing Day : la 11ème journée se jouera le dimanche 22 décembre et la 12ème le 2 janvier 2016. Voilà qui annonce un nouvel an sportif !
  • 26e et dernière journée de la phase régulière : 4 juin 2016
  • Barrages : 10, 11 ou 12 Juin 2016
  • Demi-finales : 17, 18 ou 19 Juin 2016
  • Finale : 24 juin 2016

Entre la Coupe du Monde (18 septembre-31 octobre), puis la Coupe d’Europe et le Tournoi des 6 Nations le Top 14 sera complètement saucissoné. Les joueurs attaquent le championnat pour seulement 3 semaines avec 4 journées. Après la 4ème journée le 12 septembre, le championnat ne reprendra que le 17 octobre et encore seulement pour 4 journées pour ensuite laisser la place à la Coupe d’Europe.

A noter qu’il y a tout de même sept journées de championnat à jouer d’ici la fin du Mondial, soit plus du quart de la saison régulière. Les joueurs des équipes éliminées en phase de poule de la Coupe du Monde pourront faire leur retour en club mi-octobre.

 Jokers coupe du monde et jeunesse

Pour l’instant 107 joueurs du Top 14 sont susceptible de jouer la Coupe du Monde. Cela représente une douzaine de joueurs du côté de l’ASM, 8 à Toulouse, 11 au Racing ou encore 18 à Toulon. A titre de comparaison, 98 joueurs du championnat avaient joué la Coupe du Monde 2011.

Il faudra donc patienter pour découvrir les nouvelles stars planétaires recrutées à prix d’or par quelques clubs du Top 14 : Dan Carter au Racing, Ma’a Nonu à Toulon, Conrad Smith à Pau, Adam Ashley-Cooper à Bordeaux…

Pour pallier les absences, les clubs ont pu recruter des jokers pour cette période mais auront des effectifs très allégés. Au total 25 jokers « Coupe du monde » (contre 18 en 2011) ont été embauchés par les clubs du Top 14. Voilà qui laisse donc de la place aux jeunes.

En 2011, c’est justement cette période qui avait permis de révéler une génération montante alors que 13 joueurs clermontois étaient en Nouvelle-Zélande. L’ASM avait alors débuté par une victoire à Toulon (0-17) avec les débuts des Buttin, Nakaitaci, Radosavljevic, Chaume, Ric et Fofana. En alignant jusqu’à 13 jeunes du centre de formation sur les feuilles de match, l’ASM avait dominé le départ du championnat en remportant ses 5 premiers matches.

La jeunesse sera visible dès ce samedi puisque l’ASM débutera avec deux Espoirs de 20 ans : Pierre Rude au talonnage et Enzo Sanga à la mêlée. Quatre Espoirs font leur apparition dans le groupe : Yohan Beheregaray (talonneur, 19 ans), Arthur Iturria (seconde ligne, 21 ans), Charlie Cassang (20 ans) et Patricio Fernandez (20 ans).

 Nouvelle règle en mêlée

De nombreuses nouvelles règles étaient en entrées en vigueur l’an dernier, ce qui est moins le cas cette saison. Mais une sera particulièrement importante puisqu’elle sera génératrice de pénalités et de points. Les arbitres ont ainsi maintenant consigne de ne plus faire refaire les mêlées.

Didier Méné, président de la Commission Centrale des arbitres, a justifié cette mesure :

« On ne fera plus refaire trois-quatre fois les mêlées. Cela se termine presque toujours par une pénalité alors autant ne pas perdre de temps et la siffler dès la première. »

Par le passé, on a vu dans de nombreux matches des séances interminables, souvent dans les 5m, avec cette phase de jeu refaite encore et encore. De quoi réduire considérablement le temps de jeu. Le président de la LNR Paul Goze cherche justement à augmenter le temps de jeu effectif et a pointé un problème français dans le domaine :

« Quand on ne veut pas reculer et qu’on est en difficulté, on tombe. Il faut sanctionner ces attitudes. Les autres Championnats y sont arrivés. 40% des mêlées sont jouées du premier coup. Les autres sont soit refaites, soit sanctionnées d’une pénalité ou d’un coup-franc. En Angleterre, c’est 60%, et dans les matches internationaux, 70 à 80%. La mêlée est un problème franco-français. Il n’y a qu’en France où les piliers n’acceptent plus de reculer et s’effondrent systématiquement. »

 Deux promus en quête de maintien

Les deux promus sont des habitués de l’élite du rugby français mais savent qu’ils auront fort à faire dans ce Top 14 toujours plus exigeant.

Après neuf saison en Pro D2, Pau retrouve l’élite après avoir survolé la saison dernière avec 20 victoires en 30 matches. Ils seront de suite dans le bain en allant défier le champion en titre, le Stade Français. La section paloise aura alors une idée de ce qui l’attend. Bien aidée par le financement du groupe Total, Pau a pu recruter des stars du sud comme Conrad Smith (86 sélections avec les Blacks) ou Colin Slade ainsi que des joueurs aguerris. L’entraîneur Simon Mannix ne parle pas maintien pour ne pas brider les ambitions mais on sait que ça ne fait pas tout. Lyon l’a une nouvelle fois vérifié l’an dernier.

Vainqueur de la finale d’accession, Agen ne visera rien d’autre que le maintien dans l’élite deux ans après l’avoir quittée. Quatrièmes de la phase régulière, les agenais ont créé la surprise en battant Perpignan en demi-finale puis Mont-de-Marsan en finale de phases finales exceptionnelles pour avoir le droit de jouer en Top 14. Mais ils montent avec l’un des plus petits budgets du championnat (11,6 millions contre 28,5 millions pour Clermont), et miseront sur le centre de formation. Beaucoup les promettent déjà à la descente.

 Sans Guy Novès

Depuis plus de 20 ans Guy Novès était indissociable de Toulouse. Il faudra donc un peu de temps pour s’habituer à son absence sur le banc du Stade. Désigné sélectionneur pour succéder à Saint-André, il regardera le Top 14 partir sans lui. C’est désormais Ugo Mola, entraîneur principal, et Fabien Pelous, directeur sportif, qui ont la lourde tâche de lui succéder.


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Auteurs
Bertrand

Clermontois et fier de l’être, j’ai conçu Cyberbougnat comme le webmag d’un clermontois pour les clermontois


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