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Présentation de la Ligue 2 2014-2015 : suspense garanti !

Publié par Bertrand le lundi 4 août 2014 à 11h09min, mis a jour le mardi 5 août 2014 à 09h25min - 1533 lectures

Tour des équipes qui composent une Ligue 2 très incertaine et très homogène.

Alors que le championnat de Ligue 2 a débuté ce week-end, il est bien difficile de dégager les vraies forces et faiblesses des équipes alignées. Et le cas de Luzenac qui porterait la Ligue 2 à 21 clubs renforce cette indécision globale. Contrairement aux saisons précédentes, il n’apparait pas de favori inconstestable ni de promu en mesure de créer une surprise.

 Des relégués pas si favoris ?

Chaque saison, les équipes reléguées de Ligue 1 espèrent faire l’ascenseur. Certaines sont très douées dans cet exercice mais ce ne sera peut être pas pour autant le cas des trois de cette saison.

Sochaux aurait pourtant eu le profil. Pour la seulement 11ème saison de son existence en Ligue 2, le club doubiste tentera de décrocher sa remontée immédiate comme en 1947, 1961 et 1988. Mais l’été a été compliqué avec l’attente d’un possible repêchage si Lens ne montait pas. Sochaux avait ainsi gelé son recrutement dans l’attente et espérait un report de la première journée contre Orléans. Les doubistes ne l’ont pas eu et se sont fait surprendre par le promu, Orléans (0-1). Sochaux est bien candidat à la montée mais la mise en action sera peut être difficile.

Valenciennes se prend aussi à rêver de remontée après avoir cru pendant des mois à sa disparition. Un temps relégué administrativement en CFA après son dépôt de bilan, Valenciennes a bouclé son budget avec une mobilisation générale et le retour aux commandes de Jean-Louis Borloo. Comme son président qui était très malade il y a quelques semaines, Valenciennes va mieux et a recruté Bernard Casoni sur le banc, Adama Coulibaly (Auxerre) et Fabrice Abriel (Nice) sur la pelouse. Ressucité, VA n’a rien à perdre.

La surprise pourrait toutefois être corse. L’AC Ajaccio est souvent là où on ne l’attend pas et a passé un été beaucoup plus tranquille. Certes, l’ACA a perdu son gardien Memo Ochoa qui a brillé à la Coupe du Monde, mais a conservé une bonne partie de son effectif comme Oliech, Pedretti, Faty ou Hegbart. Et si il lui faudra dégraisser pour sa bonne santé financière, l’ACA a tout de même recruté les expérimentés Nicolas Fauvergue, Cédric Kanté et l’ancien clermontois Benoît Lesoimier (Brest).

 Les déçus des années précédentes

Cinquième en 2013, longtemps en course en 2014, sur le podium en 2015 ? Angers rêve de la Ligue 1 et a construit ces dernières saisons un projet très sérieux avec Stéphane Moulin aux commandes. Le SCO n’a pas tout révolutionné dans son recrutement mais est allé chercher quelques renforts intéressants.

Quatrième la saison dernière, Nancy veut rapidement retrouver la Ligue 1 et Pablo Correa sait comment s’y prendre et a l’effectif pour. Il a conservé le jeune Rémi Walter pourtant supervisé par des grands clubs et dragué par Rennes. Jeff Louis (12 buts l’an dernier) est toujours là et pourrait faire des ravages avec le retour de Youssouf Hadji à ses côtés. Son président Jacques Rousselot a clairement annoncé l’objectif Ligue 1.

Outsider potentiel, Troyes n’a pas fait de bruit. Jean-Marc Furlan avait eu du mal l’an dernier à trouver le bon rythme pour enchaîner des séries mais s’était offert une demi-finale de Coupe de la Ligue. L’entraîneur troyen a donc misé sur la stabilité.

Dijon a souvent été placé l’an dernier et au pied du podium à la trêve avant d’être incapable de s’imposer à l’extérieur en 2014. Les bourguignons misent donc sur la stabilité et la maturation du groupe pour accrocher le bon wagon.

 Les outsiders

Auxerre a lutté pour ne pas descendre voir pour ne pas disparaître à cause de ses soucis financiers, mais revient plus ambitieux. Sébastien Puygrenier (32 ans) revient en France pour encadrer un groupe assez inexpérimenté mais prometteur aussi renforcé par Granic.

Difficile de positionner Brest dans ce championnat très ouvert. Relégués en Ligue 2 l’an passé, les brestois faisaient partis des candidats à la remontée mais avait coulé à la 19ème place avant de finir en trombe à la 7ème place. Les bretons ont conservé l’ancien clermontois Bruno Grougi et recruté Cuvillier. S’ils surfent sur leur fin de saison en attaquant bien, ils pourraient essayer de se mêler à la lutte.

Le Havre joue depuis deux saisons dans un magnifique écrin, le Stade Océane, mais n’y gagne pas, 17ème à domicile l’an dernier. Sir Eric Mombaerts corrige ce déficit, le HAC renouera peut être avec son glorieux passé.

Un temps à la lutte pour le podium, Tours a été contraint à la stabilité par des soucis d’ordre financier. Avec une masse salariale contrôlée, Tours a intégré des jeunes en attendant que le transfert d’Anthony Delort rapport quelques millions.

 Combien de promus ?

Pour l’instant il ne sont que deux. Avec l’ancien clermontois Julien Cordonnier comme directeur sportif, Orléans retrouve le monde professionnel quitté en 1991 et espère assurer rapidement son maintien. Freiné par un premier avis défavorable de la DNCG, Orléans a reçu le feu vert de la commission d’appel et pu recruter Glombard (Niort) ou Balijon (Istres) qui connaissent bien ce niveau.

Relégué en National après une saison galère en Ligue 2, le Gazélec d’Ajaccio est remonté immédiatement et souhaite en profiter pour pérenniser. Le collectif a été conservé et renforcé avec deux éléments renommés de Ligue 1 transfuges de Valenciennes : Ducourtioux et Pujol. Le Gazélec renouera aussi cette saison avec le derby ajaccien.

Reste le cas Luzenac. Après son combat administratif et judiciaire, le petit poucet ariégeois devrait avoir le droit de jouer en Ligue 1 mais a pris du retard. Si sa montée est validée, il recrutera très rapidement. S’il met sur le terrain la même énergie que dans les coulisses, le LAP pourrait être coriace.

 Un championnat très homogène

Une chose est certaine, cette Ligue 2 sera probablement très serré et il sera facile de glisser vers le haut et vers le bas. Où placer Niort qui a failli créer la surprise l’an dernier en se joignant longtemps à la lutte pour la montée ? Les chamois ont changé d’entraîneur en recrutant Régis Brouard mais perdu les très bons Nicolas Pallois (Bordeaux), Emiliano Sala qui était prêté par les girondins. Officiellement les chamois jouent la première partie de tableau.

Laval est presque un miraculé en Ligue 2. Avec aucun point après cinq journées, les tangos ont lutté jusqu’à la dernière journée en se sauvant par un nul contre le champion messin. La saison précédente avait était aussi très compliquée et Laval espère surfer sur sa fin de saison pour mieux attaquer. S’ils ont dégraissé l’effectif, les lavallois ont conservé Christian Bekamenga, 18 buts l’an dernier.

Châteauroux devrait attaquer le championnat de National, mais l’interdiction d’accession de Luzenac les a sauvé de la relégation. Toutefois, Clermont sait par expérience que c’est parfois seulement retarder l’échéance. Alors Châteauroux a chamboulé pour repartir autrement. Auteur d’une magnifique saison avec Niort et amoureux du beau jeu, Pascal Gastien s’est installé sur le banc et a recruté Laurent Bonnard (AC Ajaccio), Sébastien Roudet (Sochaux) ou encore Grégory Thil (Dijon).

Après un maintien sans frayeur pour son retour en Ligue 2, Créteil doit confirmer. Son entraîneur Jean-Luc Vasseur est parti en Ligue 1 à Reims, remplacé par Hinschberger limogé de Laval la saison dernière. L’adage dit que la deuxième saison est souvent plus difficile pour un promu et le groupe qui avait peu bougé après l’accession a cette fois été revu avec les arrivées de Merville, Marvin Esor, Hérita Ilunga passé par Saint-Etienne. Mais Créteil comptera encore sur l’increvable Jean-Michel Lesage, 37 ans et déjà auteur de deux buts malgré la défaite à Tours (4-2).

Deuxième plus petit budget de Ligue 2, Arles-Avignon bénéficie d’un accord avec Monaco : 1,3 à 1,5 millions d’euros et des joueurs en post-formation, deux prêts et Maraval. C’est d’ailleurs l’ancien monégasque Bruno Irles qui prend les commandes sur le banc d’un effectif fortement revu. Le risque étant toutefois que la mayonnaise prenne du temps à prendre.

Nîmes a fait beaucoup de changements, à commencer sur le banc avec l’intronisation de José Pasqualetti le jour de la reprise. L’objectif est le maintien tranquille avec un projet sur deux-trois saisons. Mais là aussi il faudra peut être attendre un peu avant de voir.

 Clermont vise le maintien

Difficile actuellement de placer le Clermont Foot ailleurs que dans les candidats au maintien. Avec son petit budget le club vise pour l’instant le maintien ou comme le dit Claude Michy « le plus haut possible. »

Cet été le club a fait parler de lui en enrôlant pour la première fois une femme entraîneur et c’est probablement la présence de Corinne Diacre sur le banc qui vaut à Clermont d’être retransmis sur Eurosport pour la première journée.

Toujours à la recherche d’un milieu, l’ancienne internationale souhaite un bloc solide et bénéficie d’un groupe stable. Partant et peu motivé, Régis Brouard n’avait pas trouvé les mots pour qu’il se sublime. Corinne Diacre fait pour l’instant l’unanimité.

 Classement des budget

Comme chaque saison, les anciens pensionnaires de Ligue 1 affichent les budgets les plus élevés. Mais le classement des budgets n’est pas forcément le classement final.

Place maintenant à la vérité du terrain.


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Auteurs
Bertrand

Clermontois et fier de l’être, j’ai conçu Cyberbougnat comme le webmag d’un clermontois pour les clermontois