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La retraite en or de Michel Charasse et de certains sénateurs

Publié par Bertrand le mardi 13 septembre 2011 à 08h09min, mis a jour le mardi 13 septembre 2011 à 08h11min - 14533 lectures

Mediapart s'est penché sur les retraites des sénateurs et dévoile celle de Michel Charasse.

Mediapart s’est procuré des documents exclusifs, en particulier le règlement de la Caisse des retraites du Sénat, qui non seulement prouvent l’existence de ces compléments de retraite, mais révèlent des ratios cotisations/pensions vertigineux qui permettent à certains élus de toucher des retraites supérieures à 10.000 euros par mois.

Selon Mediapart qui les publie dans un article La retraite en or cachée des dignitaires du Sénat, une quarantaine de sénateurs occupant des postes dits de « dignitaires » jouissent d’indemnités complémentaires (allant de 710 € à 5.170 € par mois). En payant des cotisations sur ces bonus, ils se mitonnent également des suppléments de pension.

Mediapart prend l’exemple de Michel Charasse sénateur pendant 25 ans (de 1981 à 1988
puis de 1992 à 6 mars 2010) avant de partir au Conseil constitutionnel. L’ancien ministre, Maire de Puy-Guillaume et conseiller général du Puy-de-Dôme a exercé les fonctions de questeurs au Sénat entre 2001 et 2004, après avoir été secrétaire du bureau entre 1995 et 1998 ce qui lui permet de toucher une belle retraite :

Il se voit verser par la Caisse des retraites du Sénat plus de 8.740 euros par mois. Auxquels s’ajoutent plus de 4.470 euros au titre de sa pension supplémentaire de dignitaire. Soit 13.210 euros en brut, l’équivalent de 2,4 fois l’indemnité parlementaire de base actuelle. Sans compter ses autres retraites d’élu local et de fonctionnaire, et son actuelle indemnité de « Sage » de 12.000 euros net par mois (qu’il touche dans son intégralité, comme l’a confirmé le Conseil constitutionnel à Mediapart).

Selon Mediapart, un questeur peut donc récupérer l’intégralité du montant de ses cotisations au bout de quelques mois de retraite seulement. Un rendement sans équivalent et dont les sénateurs profitent bien selon le journal :

D’autant que depuis 2008, à lire le règlement de la Caisse des retraites du Sénat, il suffit d’avoir occupé un poste de dignitaire pendant trois ans. Alors qu’auparavant, il fallait avoir exercé la fonction pendant au moins six années.
En clair, tandis que les Français voyaient reculer l’âge auquel la retraite est attribuée à taux plein, les sénateurs s’octroyaient, en cachette, une réduction de la durée d’années nécessaires pour toucher leur supplément de pension.
Est-ce la raison pour laquelle le turn-over est devenu si fort à ces postes au cours des dernières années, de façon qu’un maximum de sénateurs en profitent ?

Contactés par le site d’informations, le Palais du Luxembourg et Michel Charasse ont refusé de s’exprimer sur ce sujet qui pourrait choquer plus d’un français après les réformes des retraites.

En lire plus : Mediapart

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Auteurs
Bertrand

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