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La Présidentielle 2017 vue d’Auvergne

A la veille des élections présidentielles et législatives, Cyberbougnat vous propose une série d’interviews politiques de ceux qui font bouger l’Auvergne.

Sommaire:

Olivier Bernasson : « C’est le moment où jamais. Si ça rate cette fois, je pense qu’on ira vers un chaos douloureux. »

Publié par Catherine Lopes le mardi 4 avril 2017 à 12h42min, mis a jour le mardi 4 avril 2017 à 12h41min - 2007 lectures

La campagne vue d’Auvergne — A la veille des élections présidentielles et législatives, Cyberbougnat vous propose une série d'interviews politiques de ceux qui font bouger l'Auvergne. Artistes, sportifs, entrepreneurs et hommes politiques bien sûr ont accepté de répondre à nos questions. Des réponses qui pourraient peut être vous éclairer au moment de glisser votre bulletin dans l'urne.

Olivier Bernasson est un entrepreneur auvergnat à qui l’on doit la célèbre réussite de Pecheur.com. Aujourd’hui, il se lance dans une nouvelle aventure, celle d’Airsport, avec 5 autres entrepreneurs passionnés par l’économie numérique et le sport. Très actif sur Twitter, c’est aussi un éternel fan de l’ASM.

Catherine Lopes : Est-ce que vous suivez de près cette campagne présidentielle ?
Olivier Bernasson : Oui, de très près.

CL : Comment vous informez-vous ?
OB : La presse bien sûr et je suis aussi pas mal sur Twitter. Je regarde pas mal de meetings, j’ai lu les programmes, bref tout ce qu’il faut pour être au courant d’une campagne.

CL : Comment la trouvez-vous : passionnante, pourrie, imprévisible ? Ou un autre adjectif ?
OB : Elle est étrange. Et en même temps je la trouve en cohérence avec tout ce qui se passe depuis longtemps...c’est à dire que l’on voit qu’il y a quelque chose qui est en train de changer profondément dans les attentes des gens, il y a une vraie révolution qui est en train de se faire. Quel sera le résultat de cette révolution ? Je ne sais pas. Dans les modes de pensée il y a des choses qui ne paraissent plus acceptables. On sent aujourd’hui que quelque chose est en train de changer. Il y a les 2 grands partis qui ont dominé la vie politique française qui sont en train d’exploser par exemple. Il va naître quelque chose de tout ça et qui va être profondément nouveau.

CL : Comprenez-vous le désintérêt des Français pour cette campagne ?
OB : Je l’explique mais je ne le comprends pas. Je le comprends dans le sens où il y a des raisons fortes qui prennent leurs racines dans les années que l’on vient de traverser. Je ne parle pas seulement des 5 ans mais beaucoup plus que ça. Du coup il y a une espèce de découragement, mais qui est à l’image de la société. On perd cette sensation qu’on peut agir sur nos vies. C’est dommage parce que l’on voit en même temps que l’entrepreneuriat est en train de prendre beaucoup de poids et de valeur dans la manière de raisonner des gens, le fait d’être libre, de prendre leur destin en main, et ça c’est un peu antinomique. Il y a un vrai décrochage d’une partie de la population. Mais je ne le comprends pas : maintenant c’est le moment où jamais. Si ça rate cette fois, je pense qu’on ira vers un chaos douloureux.

CL : Et la rupture, c’est Macron alors ?
OB : Pour moi c’est clairement Macron oui.
Il pourrait faire barrage au Front National. C’est quelqu’un que je suis depuis très longtemps, en tant qu’entrepreneur, quand il était ministre de l’Economie. Il a essayé de faire des choses et il y est plus ou moins arrivé, en raison de ses rapports avec le Premier Ministre notamment. Il a une manière de considérer les choses, de ne jamais être dans le conflit... Pour moi c’est porteur d’espoir dans la méthode. Ne parlons même pas du fond, des mesures, etc... Dans la méthode, le fait de dire qu’il faut plutôt aplanir les différences qu’augmenter les cissions et les oppositions, est bon. Il a une manière de fonctionner qui est d’essayer de donner aux uns avant de donner aux autres , et en alternance, jamais dans le même sens. Je trouve ça assez intelligent, même si je ne suis pas d’accord avec toute ses mesures.

CL : Que dire du rôle des médias ?
OB : Ne se font manipuler que ceux qui veulent bien se faire manipuler. On nous a expliqué, sans parler de l’affaire Fillon, que Macron n’était qu’une bulle et qu’en décembre 2016 il allait exploser. Et en fait on s’aperçoit qu’il fait une adhésion de plus en plus large, il y a des gens de droite comme de gauche qui viennent se rallier, pas forcément pour avoir des postes. Ce n’est pas qu’un phénomène médiatique.

CL : Vous seriez prêt à vous engager ?
OB : Je m’engage à mon niveau, comme je peux.

CL : Votre choix pour le premier tour est-il fait ?
OB : A votre avis ?


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