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A86-A6 : le chaînon manquant entre Clermont-Ferrand et Lyon en construction

Publié par Catherine Lopes le vendredi 4 novembre 2016 à 09h47min, mis a jour le vendredi 4 novembre 2016 à 09h46min - 2236 lectures - 5 partages

Le barreau de Balbigny qui permet d’aller de Clermont-Ferrand à Lyon par l’A89 en évitant Saint-Etienne s’avère très pratique mais a un gros défaut : il débouche sur une petite route saturée. Ce ne sera bientôt plus le cas avec la création de la jonction entre l'A89 et l'A6.

Depuis avril dernier, Autoroute Paris Rhin Rhône (APRR) a donné le coup d’envoi des travaux d’aménagement de la liaison A89-A6. Le chaînon manquant de l’A89, qui depuis son ouverture en 2013, débouche en rase campagne à la Tour-de-Salvagny.

Ainsi, depuis deux ans aux heures de pointe, la RN7, RN489 et la RD307 et la RN6 menant de la fin de l’A89 jusqu’à l’entrée sur l’A6, à Ecully, sont fréquemment saturées.

 Une jonction indispensable

Une fois réalisé, ce nouveau barreau de 5,5 km doit permettre de relier l’A89, à La Tour-de-Salvagny, à l’A6, au niveau de Limonest et cela, en un temps réduit, tout en fluidifiant et sécurisant les trajets. En effet, en l’absence d’aménagement entre l’A89 et l’A6, les niveaux de trafic impliquent des congestions fortes aux heures de pointe et des nuisances importantes pour les riverains.

Cette liaison doit donc redistribuer les trafics d’échanges entre l’A89, l’A6, Lyon et les circulations locales. Selon APRR, le trafic devrait fortement croître une fois le barreau terminé : de 50.000 à 55.000 véhicules devraient emprunter le futur ruban de bitume.

Cette liaison autoroutière, appelée à déboucher au nord de l’agglomération présente un intérêt stratégique, dans le cadre de la grande liaison dite « trans-européenne » entre Bordeaux et Genève. Elle a aussi un intérêt pour les liaisons est-ouest et ouest-est : peut-être permettra-t-elle aussi à l’A89 de voir sa fréquentation entre Balbigny et la Tour de Salvagny décoller. Pour info, cette fréquentation est actuellement estimée à 14.000 véhicules par jour.

Un projet qui a vu plusieurs recours se dresser contre la déclaration d’utilité publique. Ces recours dénoncent des études d’impact incomplètes, des atteintes à l’environnement et un débouché sur l’A6 insatisfaisant.

 Fin du goulot d’étranglement en février 2018

Ce chantier d’envergure concerne le réaménagement de routes existantes, à mettre aux caractéristiques autoroutières. Il s’agit aussi de construire plusieurs ouvrages (ponts, échangeurs, diffuseurs) et un viaduc.

Afin de ne pas faire d’ombre au paysage, ce projet A89-A6 a été pensé dans une démarche plus respectueuse de l’environnement. Un système permettant la collecte des eaux pluviales a été mis en place. Ce dernier offre la possibilité d’améliorer la situation existante au regard des enjeux liés à la protection des milieux aquatiques, floristiques et faunistiques.

Ce chantier coûtera 146 millions d’euros. Il sera terminé en février 2018. La fin de ce chantier marquera la fin du goulet d’étranglement pour plus de 37.000 automobilistes qui empruntent cette portion chaque jour.

A noter que ce barreau ne comportera pas de péage, ce qui est assez rare pour être souligné...


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Auteurs
Catherine Lopes

Journaliste multimedia, portauvergnate heureuse, bloggueuse curieuse de tout.


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