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Les salariés de la Seita bloquent leur usine de Riom et rêvent d’une cigarette Made In France

Publié par Catherine Lopes le mercredi 24 mai 2017 à 12h01min, mis a jour le mercredi 24 mai 2017 à 11h46min - 3107 lectures

Les salariés de la Seita – Impérial Tobacco de Riom mettent la pression alors que les négociations du plan social ont débuté. Ils rêvent maintenant de lancer une cigarette 100% française en relançant leur entreprise via une Scop.

Depuis lundi les salariés de la Seita bloquent l’accès de l’usine de Riom et le bureau de dépannage des buralistes d’Auvergne, du Limousin et du Centre. Ils veulent ainsi peser sur les négociations du plan social qui se tiennent ce mardi après-midi à Paris.

Les pneus flambent devant l’entrée de l’usine. Un peu de musique vient égayer le tableau. Mais l’heure n’est pas à la fête. Ludovic Gotiaux, délégué syndical CGT, nous rappelle que 239 emplois sont menacés sur le site :

« On bloque l’usine pour qu’il n’y ait pas un paquet de cigarette qui sorte. Ici c’est un site de dépannage pour les buralistes. Comme ils ne veulent pas beaucoup de stock, ils viennent se servir sur le site de Riom. En bloquant le site, en fin de compte on fait perdre de l’argent à Imperial Tobacco. Même si on sait qu’on touche les buralistes, on perd notre emploi, on n’a plus rien à perdre… »

Les salariés sont décidés à poursuivre leur blocage toute la semaine. Ce mardi, des négociations sont en cours à Paris, à propos des primes de licenciement. « On compte mettre la pression pour récupérer le plus d’argent possible » explique Ludovic Gotiaux. Il poursuit : « L’objectif ça serait de toucher de bonnes primes de licenciement par ce que nous avons un projet de Scop et on pourrait réinvestir nos primes dans le projet. »

Un projet de Scop pour de la cigarette 100% Made in France

Les salariés ont en effet préparé un projet alternatif de cigarette 100 % française. Un projet qui rappelle le combat des Fralib dans le thé. Ils espèrent que le groupe Imperial Tobacco leur cèdera pour un euro symbolique les bâtiments et les machines. Avec ce plan, 180 emplois seraient sauvés. Une vingtaine de salariés ont déjà trouvé du travail ailleurs et une trentaine seront en pré-retraite. Pour que ce projet de Scop, ils attendent aussi des soutiens politiques. Ludovic Gotiaux enchaîne :

« On attend des nouvelles de notre nouveau président. On a le soutien des élus locaux . Par contre, on n’a pas de nouvelles de Laurent Wauquiez… »

Le projet de Scop a donné un peu de baume au coeur des salariés. Ils sont plus que jamais motivés à défendre leurs droits pour espérer porter leur plan alternatif. Les négociations prendront fin le 7 juillet prochain.


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Auteurs
Catherine Lopes

Journaliste multimedia, portauvergnate heureuse, bloggueuse curieuse de tout.


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