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Le socialiste Christian Portefaix se dévoile avant le vote interne

Publié par Bertrand le lundi 30 septembre 2013 à 08h24min, mis a jour le vendredi 4 octobre 2013 à 08h32min - 2155 lectures

Sommaire de l'article

Municipales 2014 à Clermont-Ferrand — Probablement le moins connu du grand public, Christian Portefaix souhaite montrer sa différence aux militants socialistes qui désignent à partir de cette semaine le candidat officiel pour mars 2014.

Les débats d’investiture pour désigner le candidat pour les municipales débutent ce lundi soir au Parti Socialiste. Six candidats sont en lice et parmi eux Christian Portefaix, probablement le plus inconnu de tous et peut être le plus atypique.

Né à Chamalières, cet inspecteur des finances publiques en détachement à Clermont Communauté entend bien « faire entendre sa différence. » Membre du Parti Socialiste depuis 1977, détaché dans le nord auprès de plusieurs élus et conseiller municipal lui même, Christian Portefaix se présente aussi comme « un hollandais de la première heure » en ayant été « pratiquement le premier à le soutenir. » Il n’est d’ailleurs pas très loin d’entamer un « moi maire... »

Sa différence, elle tient déjà au soutien de la motion 4 au congrès de Toulouse en Octobre 2012, celle de Larrouturou et Stéphane Hessel, alors que tous les autres candidats clermontois ont soutenu la motion 1, celle qui soutient sans réserve François Hollande. Il admet que si « ce n’est pas une candidature de motion, il y a tout de même des choses que nous ferions différemment » Dans sa bouche le « nous » est important car avant de se présenter à tous les socialistes clermontois il a d’abord été désigné au sein de la motion 4 pour « faire entendre leur différence. » La motion 4 avait réuni environ 12,5% des suffrages dans le Puy-de-Dôme.

 Ethique et fiscalité

Christian Portefaix est attaché à « l’éthique, la transparence, l’écoute des citoyens, la collégialité et à une meilleure gestion. » Spécialiste des questions fiscales, au sein de Clermont Communauté il observe l’impact de la modification des taux sur les contribuables, il sait que « ce qui fonde la démocratie c’est l’adhésion à l’impôt et maintenant il y a un trop plein. » Pour lui il ne faut donc « pas d’augmentation de la fiscalité pendant 6 ans, faire des économies et trouver de nouvelles sources de financement en contractualisant avec d’autres partenaires. »

Il plaide aussi pour le « redéploiement des budgets » et « la mutualisation des moyens dans Clermont communauté » et créera un poste d’adjoint chargé de l’évaluation de la politique publique pour évaluer les décisions : « combien ça nous coûte et combien de personnes en bénéficient. » Christian Portefaix souhaite ainsi surtout « veiller aux dépenses pour qu’elles ne servent pas un groupe, mais servent les plus faibles et les entreprises. »

Il s’engage aussi à ne « pas cumuler ni dans le temps ni dans l’espace » et ne souhaite donc présider Clermont Communauté. Il prône aussi « un exécutif resserré et redessiné, la baisse des indemnités du maire et des adjoints. » Surpris d’entendre des adjoints actuels de Serge Godard dire qu’ils ne sont pas associés certaine décisions, il veut rétablir « la collégialité sur tous les grands dossiers. » Il souhaiterai aussi pouvoir donner la parole aux citoyens clermontois avant le conseil municipal comme cela se fait déjà dans d’autres villes car « la politique c’est l’administration de la cité et il faut écouter les gens. »

 Renouvellement

Et chez Christian Portefaix, l’indignation chère à Stéphane Hessel porte plutôt sur le non renouvellement : « il y aura une équipe, et ce sera vraiment une nouvelle équipe. » Il estime ainsi que « beaucoup vivent de la politique depuis des années ce qui a des conséquences sur leurs décisions. » Il invite donc à regarder les parcours des candidats pour constater qu’il n’y a « pas tant de candidats qui sont de vrais candidats du renouvellement. » Malicieusement, il sait aussi que sa candidature « vient peut être troubler les règles de partage et les tractations actuelles entre les autres candidats. »

Christian Portefaix souhaite lui « simplement faire profiter de ses connaissances, de ses réseaux et de son expérience. » Et avant de voter il invite les militants socialistes à lire le « Discours de la servitude volontaire ou le Contr’un », texte par Etienne de La Boétie en 1549 et qui pose la question de la légitimité de toute autorité sur une population : « tout est écrit dedans. Je ne le dis pas aux élus ils sont déjà dedans. »


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Auteurs
Bertrand

Clermontois et fier de l’être, j’ai conçu Cyberbougnat comme le webmag d’un clermontois pour les clermontois