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Gilles-Jean Portejoie sera bien candidat à la Mairie de Clermont-Ferrand et présente son projet

Publié par Bertrand le mercredi 11 septembre 2013 à 16h32min, mis a jour le vendredi 13 septembre 2013 à 14h21min - 3153 lectures

Municipales 2014 — Si l'UMP ne l'a pas désigné tête de liste, l'ancien premier adjoint socialiste sera bien candidat et a diffusé son projet pour Clermont.

Pour ceux qui en douteraient, Gilles-Jean Portejoie est bien candidat à la Mairie de Clermont-Ferrand en mars 2014. En témoignent la rédaction, collective, pendant été et la diffusion de son projet pour Clermont. C’est pour lui très clairement le signe qu’il « n’a pas l’intention de partir à la pêche » dans les mois qui viennent. Et si la campagne de désignation à l’UMP fut a son goût « d’une violence qu’il n’avait jamais connue en politique » l’ancien premier adjoint socialiste sera bien présent sur la ligne de départ, sans étiquette, pour l’instant. Il faut dire que l’UDI ne s’est pas encore positionnée sur ces élections.

Une certitude cependant pour lui, Clermont ne votera pas facilement pour autre chose que le PS et il faut donc proposer aux clermontois « une alternance tranquille. » Une formule presque empruntée à Mitterrand qu’il admire au point d’en avoir le portrait dans son bureau. Il a aussi la certitude que l’UMP ne gagnera jamais Clermont ou plutôt que « l’UMP ne peut pas gagner Clermont seule, mais qu’il ne sera pas possible de gagner Clermont sans l’UMP. »

Quand il évoque son positionnement, il rappelle que Gabriel Montpied avait été maire avec une majorité très large. Il entend donc présenter une liste alliant les sensibilités de l’UMP, de l’UDI, du MoDem, mais aussi ce qu’il appelle des républicains de progrès venus de gauche et de centre gauche et bien entendu la société civile. A ce sujet il assure que son comité de soutien grossit très rapidement et réunit déjà entre 300 et 400 membres.

 Un ambition sérieux et ambitieux

Le projet est lui déjà écrit noir sur blanc. Et dès le premier paragraphe le ton est donné :

« La majorité municipale sortante a abandonné Clermont. Vieillissante et sans idée novatrice, son immobilisme en a fait une ville sur le déclin, sans ambition, ni projet d’avenir et d’envergure. »

Sur trois pages, l’avocat présente ensuite son « nouvel élan pour Clermont » qu’il décrit comme un « projet sérieux et ambitieux. » Sérieux quand il promet de contrôler les dépenses publiques, limiter le nombre d’adjoints, baisser les salaires des élus et définir un pacte de stabilité fiscale plutôt que des baisses d’impôts « si démagogiques que les clermontois ne les croiraient pas. »

Son projet rappelle que depuis 2008 la taxe d’habitation a augmenté 2,5 plus vite à Clermont qu’ailleurs, en ne mentionnant pas qu’elle a aussi augmenté jusqu’en 2007, quand il était premier adjoint. Ficelle d’avocat dont il s’amuse lui même.

 Des projets pour Clermont

Avant de parler des ambitions, Gilles-Jean Portejoie se moque d’abord des « élus actuels qui n’ont pas eu d’autre projet à inaugurer que l’incinérateur dont ils ne voulaient pas. » Son projet pour Clermont égrène ensuite des propositions, dont certaines qu’il avait déjà imaginé quand il était premier adjoint de Serge Godard.

Pour rapprocher la Ville des Clermontois, il souhaite par exemple rassembler les services municipaux mais aussi de Clermont communauté autour de deux pôles, l’actuelle mairie en récupérant le foncier de la prison, et l’ancienne gare routière. Il souhaite aussi créer une mairie de quartier et un pôle médio-socio-juridique dans les quartiers nord où vivent 25% des clermontois.

Le Stade Marcombes deviendrait un espace ludique dédié aux familles, la Ville appuiera la fusion des deux universités, encouragera sport de masse et sport d’élite dans une dynamique commune, veillera à la mixité sociale dans le logement pour revenir à la tradition républicaine sociale et humaniste de Clermont-Ferrand.

Et puis il tient à appuyer sur une richesse de Clermont, pour lui « inégalée en France », la nature aux portes de la Ville. Il souhaite faire des 1.300 hectares des Côtes de Clermont un espace naturel à l’usage des clermontois en respectant la faune, la flore et en mettant en valeur l’histoire et l’archéologie ou encourager la vigne.

 La métropole mais pas l’intercommunalité

Gilles-Jean Portejoie entend aussi réactiver et réactualiser le projet Arvernia imaginé par Valéry Giscard d’Estaing avec une indispensable synergie entre Clermont et Vichy. En revanche, il se montre beaucoup plus réservé sur Clermont Communauté et sur l’intercommunalité globalement qu’il considère comme un « régression démocratique. »

Et contrairement aux autres candidats déclarés, il n’entend d’ailleurs pas en devenir président. Le président de Clermont Communauté ne sera pas non plus son premier adjoint. Pour lui le maire et son premier collaborateur doivent l’être à temps plein et la présidence pourrait revenir au maire d’une autre commune dont la tâche est moins lourde.

Avec son projet, « assez de monde pour constituer 10 listes » et ses nombreux soutiens, Gilles-Jean Portejoie se montre ainsi confiant et serein pour attaquer ces élections municipales.


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Auteurs
Bertrand

Clermontois et fier de l’être, j’ai conçu Cyberbougnat comme le webmag d’un clermontois pour les clermontois