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Disparition d’Antoine à Issoire : un nouveau rebondissement

Publié par Catherine Lopes le jeudi 23 mars 2017 à 15h54min, mis a jour le jeudi 23 mars 2017 à 15h54min - 2186 lectures

L'Agence France Presse a révélé mercredi soir de nouvelles informations dans l'affaire de la disparition du petit Antoine à Issoire en 2008. De nouveaux éléments à prendre avec la plus grande prudence.

Un ancien codétenu du compagnon de la mère de l’enfant, Sébastien Ribière, a rapporté à l’administration pénitentiaire les confidences de ce dernier au sujet de la disparition d’Antoine, alors que tous deux étaient incarcérés à la prison de Nîmes.

L’homme a été entendu par les enquêteurs. Selon ses dires, le garçonnet aurait ingurgité, par accident, de la cocaïne qui traînait sur une table et serait mort d’une overdose. Son corps aurait été ensuite caché dans les collines environnantes.

L’ex-codétenu a également indiqué que Sébastien Ribière lui aurait avoué qu’il avait commis le meurtre en 2011 à Marseille d’une amie dealeuse du couple qui les hébergeait. A propos de ce meurtre, Sébastien Ribière et sa compagne, la mère d’Antoine, Alexandrine Brugerolle de Fraissinette, ont été acquittés par la cour d’assises des Bouches-du-Rhône en avril 2016. Ils sont incarcérés en vue d’un futur procès en appel.

 De fortes présomptions à l’époque

En 2008, la disparition d’Antoine, âgé de 6 ans, à Issoire avait fait la une des journaux et ému bien des Français. D’importants soupçons avaient pesé sur la mère du petit garçon et sur son compagnon, tous deux, toxicomanes notoires. Le couple avait affirmé aux gendarmes qu’Antoine avait disparu de l’appartement familial alors qu’elle et son compagnon étaient sortis dîner, le 11 septembre 2008. D’importantes recherches avaient alors été lançées.

 Des informations à prendre avec précaution

Ces nouvelles données sont « intéressantes » mais « à prendre avec prudence et précaution », a déclaré le procureur de la République de Clermont-Ferrand Eric Maillaud, interrogé sur ces informations obtenues par l’AFP. « Ce sont des confidences, pas forcément des aveux. Il va y avoir un certain nombre de vérifications à faire, en s’intéressant notamment à celui qui a communiqué ces propos », a précisé à l’AFP le magistrat.

Ce dernier note également « des ressemblances étonnantes » avec l’affaire Fiona, disparue en mai 2013 à Clermont-Ferrand. L’avocat de Sébastien Ribière, Maître Jean-François Canis, a noté cette même ressemble au micro de France 3 Auvergne. Lui parle « d’un canular de la part d’un homme qui veut faire parler de lui et qui souhaite obtenir une réduction de peine. »

Il a ajouté qu’il espérait que « la justice n’accorderait aucun crédit à ces propos » sinon ce serait « se fourvoyer dans la recherche de la vérité. »


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Auteurs
Catherine Lopes

Journaliste multimedia, portauvergnate heureuse, bloggueuse curieuse de tout.


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