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Coup dur à Riom : la Seita va fermer son usine

Publié par Bertrand, Catherine Lopes le jeudi 1er décembre 2016 à 07h00min, mis a jour le jeudi 1er décembre 2016 à 00h01min - 2906 lectures - 1 partage

Imperial Tobacco a annoncé sa volonté de fermer l'usine riomoise de cigarettes. 239 emplois sont ainsi menacés par cette décision qui serait uniquement financière.

La nouvelle est tombée comme un couperet : le site riomois de la Seita va fermer l’an prochain. Cette usine était dernière fabrique de cigarettes en France continentale. Un centre de recherche situé dans le Loiret est aussi menacé, a annoncé mardi la filiale française du cigarettier britannique Imperial Tobacco. Ce dernier cherche des repreneurs pour ces sites qui emploient plus de 300 personnes.

A Riom, 239 emplois sont sur la sellette. Un coup dur pour le bassin riomois. Après la fermeture de l’usine de Carquefou (Loire-Atlantique) en 2014, Riom était la dernière fabrique de cigarettes en activité en France continentale. Seita y fabrique les paquets de cigarettes de marques Gauloises, News, JPS et Royale.

Dans un communiqué adressé à l’AFP, la filiale d’Imperial Tobacco a précisé qu’elle « s’engage dans une phase de recherche intensive de repreneurs pour ces sites en privilégiant des solutions de reconversion susceptibles d’assurer la viabilité des sites et d’offrir des perspectives d’emploi ».

Seita invoque la chute de la consommation de tabac en Europe et aussi un « déficit de compétitivité vis-à-vis de ses concurrents, implantés majoritairement dans les pays de l’Est où les coûts de production sont nettement inférieurs ».

Par ailleurs, en France, « le chiffre d’affaires de Seita a diminué de 24% entre 2013 et 2016 (soit une perte de 227 millions d’euros), et l’entreprise a perdu 7 points de parts de marché entre 2009 et 2016 », regrette la filiale française.
Pierre Pecoul, maire LR-UDI de Riom et président de Riom Communauté, est abasourdi par la nouvelle.

Il a déclaré à La Montagne : « Nous avions rencontré la direction il y a quelques mois et rien ne laissait présager une telle annonce. 239 emplois c’est absolument dramatique pour Riom ». Il se dit « scandalisé par ces gros groupes qui rachètent tout et ferment des sites alors qu’ils font des bénéfices ».

Boris Bouchet, Conseiller régional PCF Auvergne-Rhône Alpes, Conseiller municipal et communautaire de Riom, déclare dans un communiqué : « En 2015, le groupe Imperial Tobacco a dégagé un bénéfice net d’1 milliard 600 millions d’€. Le site est donc rentable. Les dividendes versés aux actionnaires représentent 40 000 € par mois et par salarié, le coût de la masse salariale représente quant à lui 4 cts d’euro par paquet de cigarette vendu plus de six euros dans le commerce ».

Jean-Yves Gouttebel, président du Conseil départemental du Puy-de-Dôme, a lui adressé un courrier à Christophe Sirugue, Secrétaire d’État chargé de l’industrie. Il lui demande « d’intervenir directement auprès des dirigeants du Groupe Imperial Tobacco et de sa filiale française la SEITA pour les faire revenir sur cette décision ».

Dès la fermeture de l’usine, la fabrication des paquets de cigarettes jusqu’alors assurée à Riom devrait être transférée en Pologne et en Allemagne.


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Auteurs
Bertrand

Clermontois et fier de l’être, j’ai conçu Cyberbougnat comme le webmag d’un clermontois pour les clermontois

Catherine Lopes

Journaliste multimedia, portauvergnate heureuse, bloggueuse curieuse de tout.


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