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L’Auvergne perd une activité touristique unique au monde

Publié par Bertrand le vendredi 14 mars 2014 à 10h24min, mis a jour le dimanche 16 mars 2014 à 11h13min - 3856 lectures

Christan Moullec proposait depuis plusieurs années de voler avec des oiseaux. Faute de pouvoir poursuivre son activité dans le Cantal il s'envole avec ses oies dans le Limousin.

L’Auvergne a perdu une attraction touristique unique en France et peut être même dans le monde. Depuis plusieurs années, Christian Moullec proposait de voler en montgolfière ou en ULM avec des oiseaux migrateurs : oies, grues, bernaches. Jusqu’à maintenant installé à proximité d’Aurillac, il va désormais décoller depuis la Haute-Vienne.

Ce breton passionné d’ornithologie, membre de la Ligue pour la Protection des Oiseaux et pratiquant de deltaplane s’était installé dans le Cantal en 1993 avec le rêve de voler avec les oiseaux. Il va multiplier les expériences d’années en années tout en poursuivant des objectifs de réimplantation.

Les images de ce cantalien volant avec les oiseaux ont rapidement attiré les médias et ont fait le tour du monde. On pense au Peuple migrateur de Jacques Perrin mais il a aussi réalisé des documentaires pour la BBC primés et rediffusés sur Discovery Channel. De magnifiques images qui contribuaient à leur manière à la promotion de l’Auvergne.

En 2008 il avait créé avec sa femme une compagnie aérienne assez unique à ceux qui rêvent de voler avec les oiseaux. Les touristes affluent ainsi y compris des antipodes afin de pouvoir caresser des oiseaux en vol au-dessus des plus beaux paysages d’Auvergne.

Règles européennes et ferme solaire

Mais les nouvelles règles européennes imposées à l’aéroport de Tronquières géré par la Communauté d’agglomération du bassin d’Aurillac (Caba) et l’implantation d’un ferme de panneaux solaires ont modifié la donne comme il l’expliqué à France 3 Auvergne. Avec la législation européenne, Christian Moullec aurait du décaler son axe de travail de plusieurs mètres mais il tombait alors dans une nouvelle ferme photovoltaïque.

Ainsi, alors qu’il décollait d’un secteur en herbe, il aurait pu poursuivre son activité en décollant sur la piste en dur avec les contraintes plus lourdes d’un avion et seulement lorsqu’un agent contrôleur est en service à la tour de contrôle aux heures de vol des oiseaux. Problème, ses oiseaux ne volent pas aux heures de bureau mais entre le lever du jour et 10 heures du matin puis le soir, deux heures avant le coucher du soleil, week-end et jours fériés compris.

Faute d’avoir pu trouver une solution sur l’aéroport, Christian Moullec avait alors lancé un appel pour trouver un autre terrain adapté et n’avait pas caché que d’autres zones très touristiques comme la vallée de la Loire lui avait fait des propositions. La saison touristiques redémarrant dans deux semaiens il a fallu trouver une solution pour poursuivre son activité et Christian Moullec regrette « de ne avoir rencontré de volonté dans le bassin d’Aurillac. »

C’est finalement le Limousin qui verra désormais voler Christian Moullec et ses oiseaux. Petit espoir, Saint-Flour s’est montré intéressé et Christian Moullec pourrait revenir dans le Cantal l’an prochain.


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Auteurs
Bertrand

Clermontois et fier de l’être, j’ai conçu Cyberbougnat comme le webmag d’un clermontois pour les clermontois

Mots clés
2014-12 - Aurillac - Cantal - Tourisme

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