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Bus - T2C
Si la qualité des transports urbains clermontois est globalement bonne, il y a des heures et des lignes où vous n’avez tout simplement plus envie de prendre le bus.
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C’est un matin comme les autres pour la ligne 4. Le bus annoncé à 8h20 à mon arrêt est en retard, un peu plus de 5 minutes. Ce n’est jamais bon signe. Cela se confirme quand il arrive, il est déjà plein à craquer. Il faut dire qu’il descend de Ceyrat et Beaumont où il a chargé son lot d’élèves de Jeanne d’Arc et Blaise Pascal. Le bus s’arrête, les portes s’ouvrent, une personne monte, une seconde, une troisième, j’essaie de trouver une place... mais ça coince alors qu’il en reste le double sur le trottoir !
Le chauffeur demande donc à tout le monde de se tasser. Tel du bétail docile on s’exécute et on gagne un peu de place. Deux personnes peuvent monter, mais ça ne suffit pas. Le chauffeur dit voir des places à l’arrière. Vu de l’avant on ne voit pas où mais après tout c’est lui le “chef”. Un gamin se faufile, un autre se met sur les genoux de ses copains de classe... Les usagers qui ont l’habitude de cette situation demandent au chauffeur s’il ne peut pas les laisser rentrer par l’arrière. Le non est catégorique et peu sympathique : « L’entrée se fait par devant. On ne rentre pas par derrière. » A force de se tasser, tout le monde arrive à rentrer, le bus repart...
Dans le bus ça râle, surtout que ce petit jeu doit recommencer à chaque arrêt. Quelques minutes plus tard il faut ainsi faire monter 5 personnes. Oui, mais où les caser ? On tente d’expliquer au chauffeur que ce bus est toujours plein à craquer, d’ailleurs en temps normal je fais tout pour l’éviter, et que ces collègues ouvrent les portes arrière pour essayer de faire rentrer quelques personnes de plus.
Mais rien à faire et notre chauffeur devient de moins en moins sympathique. C’est alors que j’ai envie de lui demande s’il est en mesure de m’indiquer s’il n’a pas dépassé le nombre de passagers autorisés. Mais je préfère ne rien dire d’autant que sa mauvaise humeur est compréhensible. La journée commence, on lui demande d’assurer une ligne surchargée tout en étant à l’heure. Difficile d’avoir le sourire pour lui.
Mon sourire je le retrouverai en m’échappant de ce bus bondé dans lequel toujours plus de monde essaie de rentrer.

En fait, c’est la même chose tous les matins de la semaine de l’année scolaire. Soit 10 mois sur 12. La raison est simple. S’il y a bien une fréquence double vers 7h30 avec même un bus scolaire double, la fréquence à partir de 8 heures est normale. Un bus toutes les 15 minutes et aucun bus scolaire alors qu’une partie des élèves des lycées commencent les cours à 9h. Le résultat est prévisible et quotidien, des bus surchargés et toujours en retard. Les chauffeurs le savent et disent le signaler, je l’ai aussi signalé à T2C, je ne dois pas être le seul...
C’était donc un matin comme un autre sur la Ligne 4. Sauf que ce matin là se trouvait en pleine semaine de la mobilité et le lendemain de la journée des transports publics. Des opérations faites pour inciter les usagers à prendre plus souvent le bus et les transports publics. A certaines heures, cette ligne là inciterait plutôt à ne plus la prendre...
T2C ajoute un bus tous les matins de la semaine à partir du lundi 18 octobre. Une bonne nouvelle pour les usagers d’une ligne surchargée le matin.
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