Patrimoine UNESCO : la Chaîne des puys non retenue par l’Etat

Le dossier de la Chaîne des Puys et de la faille de la Limagne n’a pas été retenu par l’Etat pour l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco.

Publié le lundi 23 janvier 2012 à 08h02min,
mis a jour le lundi 23 janvier 2012 à 08h00min
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Auteurs
Bertrand

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Actu - Classement Chaîne des puys à l’UNESCO - Jean-Yves Gouttebel - Puy-de-Dôme

Le Ministère de la Culture à annoncé ce week-end les deux sites français finalement retenus à l’issue de la sélection française pour être proposés à l’UNESCO pour faire leur entrée au patrimoine mondial. Et malheureusement la nouvelle est mauvaise pour le Puy-de-Dôme. Comme on le craignait, l’Etat français a choisi de présenter les dossiers La grotte Chauvet, en Ardèche, et les "Climats du vignoble de Bourgogne".

Située dans les gorges de l’Ardèche, à Vallon-Pont-d’Arc, la grotte Chauvet a été découverte en décembre 1994 et abrite des peintures rupestres datant de 25.000 à 37.000 ans, parmi les plus anciennes au monde. Pour le ministère elle constitue « l’un des exemples les plus remarquables et les plus fascinants d’art pariétal. » Elle sera proposée à l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco au titre des biens culturels.

Les "Climats du vignoble de Bourgogne", avec « leurs clos, leurs murgers, leur bâti caractéristique, associés aux villes de Dijon et de Beaune », seront, eux, proposés au titre des paysages culturels. « Issu du travail séculaire des hommes qui ont construit un parcellaire minutieux, inscrit dans une histoire façonnée par les institutions politiques et religieuses (Palais ducal de Dijon, Hospices de Beaune), ce vignoble se traduit par un grand nombre de lieux-dits dont la délimitation est matérialisée par des murets d’une rare qualité paysagère », souligne le ministère.

Un véritable enjeu économique

Le choix des projets présentés est toujours une décision hautement politique dont le choix finale revient à l’Elysée. Le choix ne se base pas uniquement sur la qualité du lieu et du dossier mais aussi sur divers facteurs dont le poids économique de la région ou les amitiés politiques.

En l’occurrence la Grotte Chauvet était favorite parce que le Ministère de la Culture soutient depuis longtemps ce lieu et en particulier la construction d’une grotte factice. Le classement UNESCO assurerait un meilleur retour sur investissement. Quant au vignoble de Bourgogne, pour le ministère de la Culture « le prestige, la diversité et la finesse des vins assurent le rayonnement des paysages et de l’art de vivre français dans le monde entier. »

Il faut aussi souligner que peu de sites naturels français sont inscrits à la liste du patrimoine mondial. Les ministres de la culture, Frédéric Mitterrand, et de l’environnement, Nathalie Kosciusko Morizet, qui soutenait officiellement le projet auvergnat, ont toutefois souligné la qualité du projet « qui pourrait être présenté dans les meilleurs délais. » Pour Jean-Yves Gouttebel « cette phrase est un encouragement à poursuivre » et il invite donc à « ne pas surtout pas baisser les bras. »

Le Conseil général indique sur le site du projet que le « dossier sera donc représenté en novembre prochain devant le Comité des Biens français du patrimoine mondial et d’ici là, le travail de sensibilisation engagé depuis 2010 et la mise en œuvre concertée du plan de gestion se poursuivront. »

Pour les régions retenues la labellisation est synonyme de fortes retombées nationales et internationales en terme d’image, de tourisme et d’économie.

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