élections
Par Bertrand le 29 mars 2004

Les Auvergnats ont donc tranché et demandé à la gauche de présider la région pour les six ans à venir. La liste de gauche (PS-PCF-Verts) a obtenu 52,65 % des voix, contre 47,35 % des voix pour celle de l’ancien président de la République. Tête de liste de la gauche, Pierre-Joël Bonté (PS), 57 ans, président sortant du conseil général du Puy-de-Dôme va donc prendre les commandes de la région pour les six années à venir.
Comme dans le reste de la France, la droite n’a pas résisté au vote sanction contre le gouvernement Raffarin, et Giscard comme les autres a été emporté par la vague rose. Impossible en effet de dire ce soir si les auvergnats ont véritablement sanctionné VGE qui présidait aux destinées de la région depuis 18 ans.
Sa campagne s’appuyait sur un bilan certes intéressant sur le plan de certains équipements (Vulcania, Zénith et Grande Halle) mais insuffisant sur le plan des transports ou de l’attractivité de la région. Le faible taux de chômage dans la région masque une partie de la réalité, la région perd ses jeunes, surtout les jeunes diplômés.
Dernièrement l’obtention par le Limousin d’un TGV sous la pression de Madame Chirac a ravivé une plaie très vive pour des auvergnats qui se sentent loin de tout et qui se demandent comme un ancien chef d’Etat n’a pas pu faire venir le TGV jusqu’ici.
A 78 ans, VGE a donc été poussé hors de la région par les électeurs, 48 après son premier mandat électif en 1956 comme député du Puy-de-Dôme, quand il avait succédé à son grand-père maternel, Jacques Bardoux. Passé par tous les mandats (maire, député, député européen...) il avait annoncé en 1998 qu’il ne se représenterait pas à la fin de son mandat.
Pourtant l’ancien Chef de l’Etat était finalement revenu sur sa promesse pour sauver la droite menacée par la gauche même s’il avait laissé entendre qu’il n’irait pas jusqu’à la fin de son mandat. C’était donc finalement le combat de trop et son charisme indéniable n’aura pas permis à la droite de conserver une région qu’il semblait être le seul à pouvoir "sauver de la gauche".
Mais il est maintenant peu probable que Valéry Giscard d’Estaing prenne sa retraite définitive. Il devrait en effet écrire le troisième tome de ses mémoires politiques et continuer le combat pour l’Europe dont il est un farouche défenseur. Il pourrait aussi enfin prendre sa place au Conseil constitutionnel, dont il est membre de droit en tant qu’ancien président de la République. Une place qui lui permettrait de conserver une activité politique non négligeable.
Mais que l’on soit de son bord politique ou pas on ne peut que saluer ce soir l’homme pour sa carrière exceptionnelle.
Résultats des élections sur le site du Ministère de l’Intérieur
Biographie complète de Valéry Giscard d’Estaing
C’est Valéry Giscard d’Estaing qui a développé l’Auvergne.
C’est lui qui a amené le zénith, la grande halle, vulcania, Cap Gémini et plein d’autre ce qui a créé des emplois.
Valéry Giscard d’Estaing a donc contribué à la baisse du chômage en Auvergne.
De plus, il l’a désenclavé en y amenant les autoroutes.
Il a su donner un visage et une identité à l’Auvergne qui alors était considérée comme "la rase campagne".
Alors oui Valéry Giscard d’Estaing a de l’influence et oui il a su développer l’Auvergne.
D’autre part, il semblerait que dans les autres régions (sauf l’Alsace), la gauche avait une écrasante majorité, alors que là, VGE et PJB n’étaient séparés que par 5% : VGE a donc très bien résisté à la vague rose preuve qu’il était aimé et soutenu par les Auvergnats.
Oui maintenant ça va être le bon temps socialo :
On va raser gratis.
On ne s’en rendra compte que lorsqu’on recevra les impots locaux. Je parie que la part régionale va en prendre un coup !
Et on regrettera GISCARD mais ce sera trop tard.