Transports
Par Bertrand le 10 octobre 2005

L’Auvergne peut-elle se résoudre à rester dans les années qui viennent la seule région sans TGV ? Après avoir espéré une transformation de la ligne directe Clermont-Paris, nous avons lorgné sur une liaison avec Montchanin (Le Creusot) permettant de récupérer la ligne Lyon-Paris. Interrogé sur la question par le Conseil Régional, le Conseil Economique et Social Régional (CESR) vient cependant de rendre un avis négatif sur cette éventualité.
Si une liaison Vichy-Montchanin est possible techniquement, le conseil la juge peu intéressante. La raison évoquée et la saturation de la ligne Lyon-Paris à l’horizon 2020 qui obligerait à coupler le train venant de Clermont avec un TGV Paris-Lyon. Il faudrait alors 2h39, sans arrêt à Vichy, alors que d’ici là diverses améliorations de la ligne actuelle permettraient de relier la capitale en 2h29. Pire, pour pouvoir s’insérer dans la circulation le train devrait partir de Clermont vers 5h30 !
Le CESR se prononce donc plutôt pour une amélioration de la ligne actuelle afin de gagner 40 minutes un utilisant par exemple certains tronçons de ligne à grande vitesse. Mais le CESR ne s’est pas contenté de rejetter cette ligne, il a aussi fait des propositions plus intéressantes pour la capitale auvergnate.
L’idée serait ainsi de placer Clermont sur une ligne à grande vitesse transversale Bordeaux-Lyon, prolongement de la ligne TGV Lyon-Milan. Il s’appuie ainsi sur une proposition de l’Association Logistique TRansport Ouest (ALTRO) de relier les Alpes à l’Arc Atlantique. Clermont serait alors 40 minutes de Lyon, contre 3h00 actuellement, 40 minutes de Limoges, 1h40 de Bordeaux mais aussi 2h00 de Nantes ou Marseille via des correspondances. Clermont serait ainsi reliée aux réseaux TGV mais serait aussi sur un axe européen Lisbonne-Budapest-Kiev.
C’est donc une proposition très alléchante que vient de faire le CESR et on imagine déjà les nouvelles possibilités. Clermont, l’Auvergne et le Massif Central se retrouverait ainsi relié aux grandes villes les plus proches mais aussi grands centres économiques européens. Et s’il a de quoi faire rêver l’Auvergne, le projet permet d’impliquer 12 régions (Auvergne, Bourgogne, Centre, Franche-Comté, Languedoc-Roussillon, Limousin, PACA, Poitou-Charentes et Rhône-Alpes, Valais et Piémont) soit un poids non négligeable.
Pierre-Joël Bonté a d’ailleurs jugé ce jour historique et entend lancer dès maintenant le lobbying qui permettra de voir ce projet aboutir afin d’avoir une ligne à grande vitesse à Clermont... dans 20-25 ans.
Je viens de lire :"de voir ce projet aboutir afin d’avoir une ligne à grande vitesse à Clermont... dans 20-25 ans." C’est à peine la durée nécessaire entre de début des études (APS) et la fin des travaux...
Perso sans être pessimiste, je tablerais pour 40-50ans plutôt... Il faudrait d’abord faire un minumium d’études pour voir si ce projets est viable...
Pour l’instant les travaux sur Clermont Paris prévus en 2004 sont reportés à 2007...
Cordialement