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Le futur Préfet d’Auvergne serait Patrick Stéfanini. Ce proche de Brice Hortefeux ne s’est jamais départi d’une vision sécuritaire de l’entrée et du séjour des étrangers sur le territoire et est considéré comme le cerveau du ministère de l’immigration et de l’identité nationale. Présentation...
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Dominique Schmitt que l’on annonce bientôt du côté de Bordeaux serait remplacé à la préfecture d’Auvergne par Patrick Stéfanini selon le site Les Indiscrets. Ce proche de Brice Hortefeux était secrétaire général du ministère de l’Immigration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement. En fait il est même celui qui a construit la politique d’immigration actuelle. Nommé à la tête du Comité interministériel de contrôle de l’immigration en mai 2005, il est en effet chargé de repenser, au profit de Nicolas Sarkozy alors ministre de l’intérieur, la politique migratoire française et sa recomposition.
Patrick Stéfanini, cinquante-cinq ans, diplômé de l’IEP Paris, ancien élève de l’ENA (promotion Michel-de-l’Hospital), a commencé, en 1979, au ministère de l’Intérieur comme adjoint au sous-directeur de l’organisation et de l’informatique. Appelé, en 1986, comme chef de cabinet de Robert Pandraud, ministre délégué à la Sécurité, il sera, de 1991 à 1995, chargé de mission puis directeur de cabinet d’Alain Juppé, secrétaire général du Rassemblement pour la République (RPR). Propulsé ensuite directeur de la campagne présidentielle de Jacques Chirac, il retrouve Alain Juppé à Matignon, en 1995, en tant que directeur adjoint de son cabinet, puis conseiller. Nommé conseiller d’Etat en 1998, directeur adjoint de la campagne présidentielle de Jacques Chirac en 2002, il a ensuite assumé les fonctions de secrétaire départemental de l’UMP pour Paris.
Il a été pendant deux ans secrétaire général du Comité interministériel de contrôle de l’immigration à l’Intérieur avant d’être nommé en 2007 conseiller au cabinet de Brice Hortefeux, ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement.
On apprend aussi via Wikipedia, que, très proche d’Alain Juppé au sein du RPR, il est condamné avec lui dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. En janvier 2004, le tribunal correctionnel de Nanterre le condamne à 12 mois de prison avec sursis pour recel de prise illégale d’intérêt ; il voit ensuite sa peine ramenée à 10 mois quelques mois plus tard par les juges de la cour d’appel de Versailles.
Mediapart avait consacré un portrait sur "cet homme glaçant de 55 ans, dont les « proches » disent qu’il n’est pas aussi rigide qu’il en a l’air."
L’article revient notamment sur son ambition politique contrariée par de nombreux échecs devant les électeurs qui ne lui ont pas permis de devenir un personnage symbolique de premier rang. Il a ainsi enchaîné les revers électoraux, d’où son surnom de « serial looser » par ses détracteurs : des municipales aux législatives, il a été battu à quatre reprises de 1995 à 2003 à Nice et surtout à Paris.
Selon Mediapart, son influence réelle a pourtant été grande. Fidèle de Jacques Chirac et d’Alain Juppé, ce pur produit du RPR a fait trembler tout le monde lors de son passage à Matignon de 1995 à 1997 comme directeur adjoint, et comme secrétaire général adjoint du parti. Fidèle de Jacques Chirac et d’Alain Juppé, ce pur produit du RPR a fait trembler tout le monde lors de son passage à Matignon de 1995 à 1997 comme directeur adjoint, et comme secrétaire général adjoint du parti.
Selon un élu de l’UMP sous couvert d’anonymat « sous Juppé, il a été l’un des types les plus puissants de France. Il faisait et défaisait les préfets et les ambassadeurs. Tout le monde le craignait. Il a été un spécialiste des coups tordus en politique mais cela ne l’a jamais vraiment servi. »
Je vous laisse apprécier la conclusion de Mediapart : "Par ses collègues de la majorité, il est souvent renvoyé à son rôle de haut-fonctionnaire-de-grande-qualité. Comme s’ils préféraient le voir manœuvrer au ministère de l’immigration qu’à Matignon ou à l’Élysée, et dans les soutes, plutôt que sur les bancs de l’Assemblée nationale ou du Sénat."
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