arnaque
Par Bertrand le 28 août 2003
La canicule a marqué les esprits, et les milliers de morts supplémentaires, principalement chez les personnes âgées, bousculent le gouvernement qui doit expliquer les raisons du désastre et cache les chiffres communiqués par les mairies.
Les ministres et le Président que l’on avait pas entendu pendant les vacances, il faisait sûrement moins chaud à la montagne (Raffarin) et au Canada (Chirac), se réveillent tout d’un coup et n’ont pas tardé à prendre une direction pour orienter leurs mesures.
La droite qui traite les français de fainéants depuis son retour au pouvoir, a déjà remis en cause une partie des 35 heures, s’apprête maintenant à faire cadeau d’un jour de travail aux entreprises. Car c’est bien un cadeau pour les entreprises que va faire le gouvernement, d’où le grand sourire du barron Seillière, président du Médef et actuel gourou de la droite française.
Selon l’OCDE, un jour de travail représenterait 1.8 milliard d’euros de cotisations supplémentaires. Est-ce là réellement suffisant pour financer l’aide aux personnes agées ? Sûrement pas !
Alors pour compléter le financemnt des mesures le gouvernement va mettre en place un nouvel impôt sur le modèle de la CSG. Une cotisation de 1% du salaire payée à 50/50 par les entreprises et les salariés. Et c’est là que le subterfuge se met en place.
Chaque année un français moyen travaille 220 jours par an. Supprimer un jour férié revient finalement à faire diminuer le coût du travail de 0,45% pour l’employeur. L’employeur reprendra donc d’un côté quasiment tout ce qu’il aura perdu de l’autre. Une opération blanche au final pour les entreprises alors que le français moyen qui travaille aura lui 0,5% de son salaire en moins.
Le débat actuel sur la suppression d’un jour férié sert en fait à masquer la réalité des choses. Pendant que les français, accusés et culpabilisés par le gouvernement pour leur manque de solidarité, sont prêt à faire ce cadeau, les médias ne présentent que le débat sur la suppression d’un jour férié.
Les discussions ne tournent finalement que pour savoir si on doit supprimer la commémoration du 8 Mai 1945, vive le devoir de mémoire des heures barbares de l’histoire européenne, ou le lundi de Pentecôte qui ne sert plus à rien pour l’église, mais tombe toujours un lundi, comble de malheur pour dieu Médef.
Pendant ce temps là les médias, télévision publique en tête, se gardent bien de parler de ce nouvel impôt et oublient aussi de présenter les incidences sur cette suppression. Après tout pourquoi le prendre seulement sur le travailleur et pas aussi sur l’impôt sur les revenus financiers ? Quel impact aura ce week-end de trois jours en moins pour l’économie du tourisme qui perdrait là un beau week-end ensoleillé qui déplace beaucoup de monde chaque année ?
Il est indispensable que la France améliore sa prise en charge des personnes âgées, comme elle doit aussi le faire avec les personnes handicapées, mais la solidarité doit être prise en charge par tout le monde, sinon ce n’est plus de la solidarité !
Il faut une action concertée pour s’opposer à ce projet débile, sur lequel Raffarin semble s’acharner, avec des réflexes psycho rigides alors que tt le monde lui dit que son projet est nul. On peut gagner, si on s’y met tous. Allez les Auvergnats !
Voir le site www.lesamisdulundi.com
Faut-il avoir son certificat de la Maternelle pour être au gouvernement ?
je veux bien travailler un jour de plus.
mais supprimer un jour de fête cé nul plus que nul ... car cette fête fait travailler beaucoup de monde de part la fête même avec en plus les taxes qui rentrent de part les carburants , la t.v.a, ect...
gil du poitou-charente
p.s pas de chance le plus nul vient de ma region.
Pour la dictature, à prendre au second degré, bien sûr...
Le problème de ce gouvernement, c’est qu’il n’hésite pas à prendre de force, des mesures impopulaires, au risque de provoquer une grave rupture. Il faudrait un meilleur travail de communication pour convaincre de la bien fondée des positions. Et cela, sans passer par les raffarinades, ou par le strucs de télé-réalité avec des ministres dedant.
Cette breve du journal bravepatrie devrai vous ravir je pense :
http://bravepatrie.com/breve.php3 ?id_breve=92
Voila un texte que j’ai réaliser pour un travail en SES, je suis en seconde.
L’été 2003 a connu une vague de chaleur très importante. D’après les calculs des services publiques, 15 000 personnes seraient mortes à cause des brutales hausses de température et de leur isolement vis-à-vis de leurs proches. Pour pallier à ce problème, le gouvernement Raffarin a proposé de créer le plan « vieillesse et dépendance », présenté au conseille des ministres le 1er octobre 2003. Ce plan consiste à rassembler des fonds pour venir en aide aux personnes dépendantes. L’une des principale actions sera de supprimer un jour férié, le lundi de la pentecôte, pour financer une partie du plan vieillesse. Accompagné du ministre des affaires sociales, François Fillon, et du secrétaire d’État aux personnes âgées, Hubert Falco, Mr. Raffarin a reçu, pendant près de 3 heures, les représentants des organismes publiques et privés d’accueille des aînés. Il a promis de déployer la même énergie que lors de la réforme des retraites. Le premier ministre a ainsi évoqué, au cours de la réunion, la possibilité de supprimer un jour férié dans l’année afin de financer une partie du plan vieillesse.
Interrogé sur Europe 1, mercredi 27 août 2003, le président du MEDEF, Ernest-Antoine Seillière, a considéré que cette mesure « était formidable », « l’idée qu’on puisse se faire qu’on va régler des problème en travaillant plus est une grande première en France, en tout cas de puis 5 ou 6 ans », a-t-il affirmé.
En obligent les gens a travailler gratuitement, on obtient différentes réactions : certains appellent ça « la solidarité », d’autre disent que c’est une mesure de l’ancien régime, un retour en arrière avant la révolution. Dans l’esprit de Mr. Raffarin, il s’agit d’un effort de solidarité national, et pas seulement d’un effort des salariés du privé ; et pourtant, seuls les salariés du privé vont travailler gratuitement, et ce, pour leur patron. Car si Ernest-Antoine Seillière a qualifié la proposition de Jean-Pierre Raffarin de « formidable », des voix discordantes se sont faites entendre très vite. Ironique, comme celle de Marc Blondel : le leader de Force Ouvrière a indiqué que cela lui « rappelle un peu la journée de la moisson dans l’Union soviétique », et a dénoncé un comportement qui n’est « pas moderne » ; et selon Arnaud Montebourg, député du Parti Socialiste, on devrait carrément appeler cette journée « la journée du MEDEF ».
D’après un sondage de « Merci pour l’info », magazine de Canal+, 86% des Français sont contre cette mesure. Il ne faut pas se dire que 86 % des Français sont contre, mais qu’il y a de fortes chances pour qu’une majorité de l’opinion publique est défavorable a ce projet. Alors que si l’on en croit un sondage à paru dans Notre Temps mi-septembre : « 81% des personnes interrogées se disent prêts à renoncer à un jour de repos ». ( source sur www.lexpansion.com/art/15.349.69579.0.html )
Mais la suppression d’un jour férié témoignerait aussi fortement d’une inversion de tendance sur la durée du temps de travaille, après la mise en place des 35 heures par Lionel Jospin (1er ministre de 1997 à 2002). Ce symbole ne peut que séduire la majorité de Mr. Raffarin et son ministre des finances Francis Mer, qui, à en croire le Canard Enchaîné du 27 août, aurait menacé Mr. Chirac de démissionner si les crédits supplémentaires promis dans le cadre du plan vieillesse (évalué entre 250 et 300 millions € / ans) devaient conduire à l’aggravation du déficit budgétaire. Il faut aussi se rappeler de la baisse de l’impôt sur le revenu, qui favorise ceux qui gagnent le plus, car c’est un pourcentage qui est prélevé, alors que le jour de travaille gratuit ne concerne que les salarié du privé.
Le gouvernement semble partisan de récupérer l’équivalent d’un jour de masse salariale, soit au maximum 0,46% du salaire annuel.1 heures de travaille des français représente 1 milliard d’€. Donc une journée de 7 heures en plus raporterais7 milliards d’€. Le gouvernement ne prélèvera que » 2 milliard d’€. Soit 5 milliard d’€ que les patrons récupérerons. De plus, les salaires vont diminuer car l’état va prélever une cotisation supplémentaire pour financer l’aide aux personnes âgées. Donc les salariés sont doublement perdant : 1. ils travaillent gratuitement une journée de plus. 2. ils paient une cotisation supplémentaire. Pour les entreprises, l’opération serait neutre car la cotisation patronale supplémentaire serait compensée par un jour de production ( et donc de ventes) en plus.
Un système de protection sociale, c’est un principe de solidarité nationale qui couvre l’ensemble de la population résidant sur le territoire contre les conséquences financières des risques de la vie. Et aujourd’hui, il y a un problème de financement. Un de ces principes est de rembourser la plupart des médicaments ; mais les Français sont les 2e consommateurs (après les Etats-Unis), donc le remboursement créer un déficit budgétaire non-négligeable. C’est pourquoi une des solutions à ce problème est de faire travailler les Français une journée dans l’année gratuitement. Mais selon la loi, un Français doit travailler 1 600 heures par ans. Tout excédant doit être considérer comme des heures supplémentaire. Tant que la loi ne sera pas changé, on pourrait donc avoir recours à la justice pour ce faire payer. On peut donc penser que beaucoup chercheront, et espérons-le, trouveront une faille dans ce projet qui concerne une majorité, mais pas tout le monde, et est approuvé par une minorité. Il faudrait aussi penser a trouver d’autres solutions, car l’idée n’est pas a la hauteur des exigences de la majeure partie des citoyens français et il y a toujours le problème des retraités et dépendants à régler. Sources : Le Monde, Le Canard Enchaîné, Europe 1, magazine de Canal + « Merci pour l’info », www.lexpansion.com,