polémique
Par Bertrand le 4 décembre 2003
C’est par un simple fax que la nouvelle est tombée, la société low-cost ne prenant pas vraiment de gants. La compagnie irlandaise a ainsi décidé de fermer la ligne Clermont-Londres-Stansted à partir du 14 janvier 2004, soit à peine 8 mois et demi après son démarrage.
Déjà à son arrivée sur l’aéroport de Clermont, la compagnie avait fait parler d’elle en demandant des subventions à hauteur de 750.000 euros. La région, Clermont-communauté, la Chambre de Commerce et d’Industrie avaient participé en prenant la promotion culturelle de la région au Royaume-Uni par la société comme astuce. A l’époque le Conseil Général avait refusé la méthode, et plusieurs groupes politiques s’étaient opposés au versement des sommes à la compagnie.
Pourtant la compagnie irlandaise semblait pouvoir amener un peu de sang neuf sur l’aéroport Clermontois mal mené par Air France et sa filiale Régional. Fermeture du Hub, ou politique commerciale tendant à le rendre inutile, déménagement de l’atelier technique à Lyon... alimentaient la chronique transport de l’époque et semblaient condmaner l’aéroport à un bien triste avenir.
Les taux de remplissage de la nouvelle liaison étaient très bon avec des coefficients de 75 à 80% au printemps, et même de 90% pendant l’été. Seulement le chiffre est descendu en dessous de 50% à l’automne, et la compagnie invoque ainsi des problèmes de rentabilité.
Ce qui choque finalement dans l’affaire, outre la brutalité de l’annonce, c’est finalement que la compagnie a empoché les subventions et semble ne vivre que de ça. Peu de sociétés peuvent en effet tiré de telles conclusions après une période si courte, ne laissant finalement aucun répis à cette desserte pour s’installer durablement. Une méthode déjà testé et approuvée dans d’autres villes, Strasbourg ou Reims par exemple.
La perte sèche du départ de la compagnie est estimé entre 70 et 100.000 passagers, mais Jean-Philippe Génova, président de la CCI, assure que des négociations reprendront en 2004 pour un retour de la compagnie. L’histoire dira si à ce moment là la compagnier aura l’audace de réclamer une nouvelle subvention !