Par Bertrand le 29 février 2008
Il y a quelques semaines l’étude d’une équipe de chercheurs de l’université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand révèlait que les tomates soumises aux ondes d’un téléphone portable secrètent une molécule de stress. Selon le professeur Gérard Ledoigt, responsable de l’Equipe de recherche sur la transduction et l’autosurveillance cellulaire (Ertac), cité dans Le Parisien, le téléphone portable "perturbe l’organisme de la plante en faisant apparaître chez elle des molécules qui n’apparaissent que lorsqu’elle est blessée ou abîmée, ce qui ne peut pas être bon".
L’équipe de recherche s’apprêtait maintenant à vérifier l’effet du mobile sur des cellules souchez humaines de peau mais elle vient d’être démantelée. On reproche en effet à son équipe "un bilan d’activité de l’équipe en termes de rayonnement scientifique et de publications insuffisant."
Alors veut-on étrangler une recherche susceptible de mettre en cause des intérêts économiques colossaux ? Certains le pensent et Gérard Ledoigt demande dans une lettre au conseil scientifique de son université une évaluation contradictoire et le maintien de la structure de recherche comme équipe locale pour éviter une dispersion de la dizaine de chercheurs entre plusieurs unités de recherche.