Par Bertrand le 29 avril 2007
Difficile de donner un chiffre, il n’y avait pas de réelle comptabilisation à l’entrée, mais il y avait foule à la Grande Halle d’Auvergne, entre 10.000 et 16.000 personnes selon les sources, vendredi soir pour assister au meeting de Nicolas Sarkozy.
Un candidat de l’UMP très incisif notamment contre François Bayrou. Devant un parterre d’élus, ministres et personnalités politiques où figuraient notamment les Giscard d’Estaing père et fils, Nicolas Sarkozy a entâmé par un hommage à l’Auvergne qui a donné le premier résistant Gaulois ainsi que trois présidents. L’occasion pour lui d’affirmer son amitié et son estime pour VGE mais aussi d’affirmer qu’il n’y a « pas meilleur endroit que l’Auvergne pour parler de l’avenir de la France ». De l’avenir de l’Auvergne il ne dira rien même au moment de parler d’aménagement du territoire.
Nicolas Sarkozy souhaite une rupture : rupture avec Mai 68, rupture avec les politiques industrielles et agricoles, rupture avec la pensée unique. Il a ansi dénoncé les commissaires européens, les banques centrales, les cabinets ministériels, les grands corps... « qui pensent à votre place, décident à votre place ». Enfin il s’est encore placé en situation de victime dénonçant un « délit de faciès » à son encontre et le comportement brutal de Ségolène Royal. Certains jugeront cela assez ironique vu le ton de la soirée.
Si l’Auvergne et Clermont n’est pas une terre très clémente pour la droite, Nicolas Sarkozy a parfaitement réussi sa grande messe, de quoi redonner à ses militants force et convictions à un peu plus d’une semaine du second tour.
Avant ce meeting le candidat UMP avait rendu visite à Valery Giscard d’Estaing à Chanonat mais aussi à Michel Charasse, un ami de 20 ans qui aussi tenu à préciser qu’ils n’étaient pas dans le même camp. A noter enfin que pendant le meeting une manifestation a réuni 300 anti-sarkozy devant la préfecture.
La Ligue des droits de l’Homme (LDH), réunie à Paris en comité central, a appelé samedi "à voter et faire voter, le 6 mai 2007, pour Ségolène Royal".
Dans un communiqué intitulé "Barrons la route à l’autoritarisme", la LDH a assuré n’intervenir "dans le débat électoral que si le bon fonctionnement de la démocratie, l’effectivité de la citoyenneté et le respect des principes de liberté, d’égalité et de fraternité sont en jeu".
"CHOISIR LA SOLIDARITÉ ET NON LA PEUR"
"Si Nicolas Sarkozy se voyait confier la plus haute charge de l’Etat, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas : loi durcissant encore la répression pénale, nouvelle loi anti-étrangers, contrat de travail ’unique’ se substituant au CDI, sans parler du ministère de l’’identitaire’ et de l’immigration", poursuit le communiqué. "Il est de notre devoir d’alerter les citoyennes et les citoyens de ce pays."
"La poursuite et l’amplification de la politique menée depuis cinq ans ne serait pas un ’rêve’ mais un cauchemar. Nous ne voulons pas d’une démocratie muselée qui, parce qu’elle laisserait sur le bord de la route des millions de personnes, attiserait le communautarisme, le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie et ouvrirait la voie aux révoltes sociales", ajoute la LDH.
"La France n’est jamais aussi grande que lorsqu’elle met ses actes en accord avec son ambition séculaire de voir tous les droits valoir pour tous", conclut le communiqué. "Pendant qu’il en est temps, la LDH appelle les électeurs à choisir la solidarité et non la peur, le respect et non les menaces, l’égalité et non les discriminations".