Par Bertrand le 3 avril 2008
Mercredi soir peu avant minuit, l’Assemblée Nationale a adopté un amendement de l’opposition dans le cadre de la loi sur les OGM. Défendu par le député communiste du Puy-de-Dôme André Chassaigne et placé au début du texte, il indique que les plantes transgéniques ne peuvent être cultivées que dans le respect "des structures agricoles, des écosystèmes locaux, et des filières de production et commerciales qualifiées ’sans organismes génétiquement modifiés’, et en toute transparence". Le projet du gouvernement stipulait seulement que la culture des OGM devait avoir lieu "dans le respect de l’environnement et de la santé publique".
L’amendement a été voté par les élus socialistes, communistes et Verts, mais aussi par quatre élus de la majorité, qui ont fait basculer l’Assemblée. D’ailleurs, Louis Giscard d’Estaing, député UMP du Puy-de-Dôme, avait lui aussi déposé un amendement identique à celui d’André Chassaigne mais avait fini par le retirer à la demande du rapporteur du texte, Antoine Herth (UMP, Bas-Rhin).
Le vote déclenchant de l’amendement d’André Chassaigne a été salué par une explosion de joie sur les bancs de l’opposition qui revendique une "victoire politique". Cet épisode démontre des tensions au sein de l’UMP ainsi que l’inquiétude de certains élus UMP devant les OGM. Plusieurs députés de droite ayant voté l’amendement sont en effet des élus de zones de montagne, où l’agriculture sous signe de qualité représente un poids économique et culturel important.