Par Bertrand , Communiqué de presse le 19 février 2008
On estime à environ 600 par an, le nombre de Puydômois qui meurent subitement d’un arrêt cardiaque. La défibrillation par choc électrique est le traitement clé de la plupart de ces accidents. De la rapidité d’intervention dépendent les chances de survie et l’importance des séquelles : la victime perd à chaque minute 10 % de chances de survie.
En mars 2007, le Conseil général adoptait les propositions d’une étude sur l’implantation de défibrillateurs cardiaques dans les bâtiments ou sites naturels dépendants du Département. Le plan entre désormais dans sa phase active et ce lundi 18 février, Jean-Yves GOUTTEBEL, président du Conseil général, président du Conseil d’administration du SDIS 63 et le docteur Jean-Pierre DECOMBAS, conseiller général de Veyre-Monton, responsable de l’étude, ont présenter le calendrier de cette opération.
Dès février-mars 2008, une première phase d’expérimentation concernera 17 sites d’action médico-sociale répartis sur l’ensemble du département. Plusieurs types d’appareils (automatiques ou semi-automatiques) seront testés pour recueillir l’avis des agents mais aussi du public.
Un responsable de sécurité sera désigné par établissement. Cet agent et l’ensemble des personnels formés aux gestes de premiers secours pourront ensuite suivre un plan de formation spécifique animé par le SAMU.
Lors d’une seconde phase, le Conseil général dressera le bilan de cette expérimentation et proposera un plan de prévention des risques. En fonction des remarques, un modèle unique de défibrillateur sera choisi pour équiper l’ensemble des sites concernés par le plan.
Les phases d’expérimentation terminées, le Conseil général généralisera le dispositif à l’ensemble de ses sites accueillant du public tels que : la Maison de l’innovation (place Delille à Clermont-Ferrand), le sommet du puy de Dôme, les collèges, le lac Chambon, le parc Bargoin (à Chamalières), le Musée départemental de la céramique (à Lezoux) (etc.).
Dans un troisième temps, il mettra en place une nouvelle aide financière pour les communautés de communes qui souhaiteraient s’engager dans la même démarche.
Ces appareils seront faciles d’accès, rapidement identifiables et reliés par téléphone au CODIS à l’exception des défibrillateurs installés en site naturel. Chaque appareil coûte en moyenne 3000 euros.
On notera qu’une telle mesure est aussi au programme de Michel Fanget s’il est élu à la Mairie de Clermont-Ferrand.