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La médiatique ministre clermontoise est chahutée de toute part tant pour ses résultats sur la politique de la ville que son comportement. On l’annonce cependant sur la liste UMP pour les élections régionales...
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La période n’est pas très faste pour Fadela Amara. Engluée dans le plan "Espoir Banlieue", la secrétaire à la Ville est chahutée de toute part. Le gouvernement et la majorité se demandent même s’il ne faudrait pas repenser la politique de la ville. Ils sont ainsi très inquiets des résultats médiocres obtenus par Fadela Amara, depuis le lancement de sa dynamique Espoir banlieues. Selon Le Monde, le prochain rapport de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus), qui sera rendu public en novembre, devrait montrer que l’écart entre les zones urbaines sensibles (ZUS) et le reste du territoire ne s’est pas réduit depuis les émeutes de l’automne 2005.
Alors qu’elle a longtemps affirmé que le problème de la politique de la ville n’était pas une question de moyens, elle a multiplié, ces dernières semaines, les demandes budgétaires et tente actuellement de récupérer 10 millions d’euros amputés à son budget en 2010. Prudent, le premier ministre François Fillon a annoncé une "large concertation" sur le sujet avant des décisions en 2010. Le comité interministériel des villes (CIV), qui devait avoir lieu début octobre, a été repoussé à une date indéterminée.
Mais outre cet aspect purement politique, s’ajoutent pour Fadela Amara quelques casseroles. Il y a bien sûr eu il y a quelques mois, la sortie du livre Fadela Amara, le destin d’une femme, une biographie qui dévoilait sa face cachée et les étapes de son parcours du « bidon ville d’Herbet » à Clermont-Ferrand jusqu’aux ors des ministères. Mais depuis la rentrée d’autres polémiques se sont ajoutées.
Le site Mediapart, s’est par exemple livré à une grande enquête sur la gestion de son secrétariat d’Etat. On y apprend ainsi que le secrétariat d’Etat à la Ville prend l’eau de tous les côtés. Un quatrième directeur de cabinet vient d’être nommé. Une nouvelle vague porte à 53 le nombre de départs depuis les débuts de la ministre, dont 23 conseillers techniques et chargés de mission.
Des chiffres énormes au vu des faibles effectifs de ce ministère (35 personnes, secrétaires et assistants compris). De l’avis des nombreux anciens collaborateurs de la ministre que Mediapart a interrogés, il y aurait un problème humain majeur, une incompréhension qui tourne systématiquement aux humiliations et à la démission des équipes. Ceci expliquerait d’ailleurs les difficultés sur le plan politique.
Toujours selon cette enquête, sa conception même de ministre pose problème dans la définition de sa politique, les intérêts particuliers occupant une place non négligeable dans l’exercice de sa fonction.
Il y a aussi eu la polémique autour de son appartement en HLM qu’elle occupe à Paris. Par lettre recommandée du 10 septembre, la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) avait ainsi demandé à Fadela Amara de résilier le bail de l’appartement de 55 mètres carrés qu’elle loue dans le XIIIe arrondissement. Sa qualité de ministre serait incompatible avec l’occupation d’un logement social. Mais elle refuse au nom de la mixité sociale.
Les mystères autour du week-end de son week-end à Saint-Tropez cet été sont aussi ressortis. Backchich.info avait pointé son double discours sur les vacances et publié d’elle sur une plage huppée de Saint-Tropez au "Nikki Beach" en compagnie de convives fumant le cigare et buvant du rosé à plus de 200 euros le magnum.
Problème, comme le révèle l’Express, bien qu’aucune activité officielle ne figure à son agenda ces deux jours-là, c’est son secrétariat d’Etat qui a payé ce déplacement bien loin des quartiers difficiles : deux billets d’avion sur la ligne Paris-Hyères - l’un pour elle, l’autre pour son conseiller spécial, Mohammed Abdi. « C’était un week-end de travail et d’agrément, assure à L’Express la secrétaire d’Etat à la Politique de la ville. Je suis choquée que l’on puisse penser autre chose. Ce n’est pas parce que je m’appelle Fadela que je détourne du fric. »
Si ça tangue sérieusement, elle garde une vraie chance : le Président de la République reste très attaché à sa personne. En témoigne par exemple le soutien inconditionnel qu’elle reçoit de Brice Hortefeux : celui-ci espère bien la convaincre de figurer sur la liste UMP pour les régionales en Auvergne.
On parle même d’elle en seconde position dans le Puy-de-Dôme. L’ouverture appliquée aux Régionales en somme. Il leur faut seulement espérer que les citoyens aient oublié, qu’une fois élue conseillère municipale de Clermont-Ferrand, on l’a bien peu vue à la Mairie et en conseil municipal...
Note complémentaire : Fadela Amara avait justifié sa position particulière au Conseil Municipal dans une interview au Point :
« J’ai envoyé ma démission le lendemain de l’élection municipale de 2001, mais elle a été refusée. J’avais passé un accord avec Serge Godard : je figurais sur sa liste en place éligible, et il me confiait la responsabilité de la politique de la ville. Et puis, dès l’élection passée, tous les élus socialistes se sont réunis pour se répartir le pouvoir, sans rien pour moi. Clermont est à l’image du PS : un cercle de notables qui se partagent un gâteau. Le Parti socialiste, c’est un shaker : on met toujours les mêmes dedans, on secoue et les mêmes ressortent dans un autre ordre. Mais où sont les nouvelles têtes ? »
Fadela Amara vient de lancer deux blogs sur la politique de la ville. Dans sa présentation sur l’un d’eux elle décrit le quartier d’Herbet de son enfance à Clermont-Ferrand comme un bidonville. Amplification ou réalité ? Je recherche des témoignages...
Brice Hortefeux passe du ministère de l’Immigration à celui du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville. La secrétaire d’Etat Fadela Amara est rattaché à son ministère.
Bakchich a relevé le grand écart de langage de la secrétaire d’Etat qui fustige les vacances bling-bling mais a été vue sur une plage huppée à Saint-Tropez...
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