Par Bertrand le 8 janvier 2009
Le rapport de l’Observatoire des territoires rendu ce vendredi préconise le regroupement de certaines régions, dont l’Auvergne et le Limousin.
Les partisans d’une réforme des collectivités locales devraient trouver des arguments en faveur d’un regroupement des régions dans le rapport de l’Observatoire des territoires rendu public fort opportunément vendredi 9 janvier. Cette étude de la délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires (DIACT) confirme les évolutions contrastées enregistrées depuis dix ans dans le paysage français.
Avec l’Ile-de-France en tête de classement, seules deux autres régions françaises - Rhône Alpes (7e) et Provence-Alpes-Côte d’Azur (15e) - figurent dans le peloton de tête des régions européennes selon leur niveau de production intérieure brute (PIB). Ce tableau fait aussi apparaître des "blocs territoriaux" homogènes et de taille à peu près identiques. Regroupés, ils pourraient prétendre se positionner dans la compétition européenne. Ce serait notamment le cas de Bretagne-Pays-de-Loire, des deux régions normandes, de l’Auvergne et du Limousin.
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Ces promoteurs d’un rapprochement Auvergne/Limousin (la DIACT, Gérard Longuet), sont vraiment des parisiens qui n’ont jamais passé la barrière du périf pour voir la réalité des échanges de l’Auvergne avec le Limousin. A mon avis, ils ne dépasse pas 5% des échanges (de personnes et de marchandises) avec Rhônes-Alpes. Ces fonctionnaires se disent : "voilà deux régions enclavés et pauvres, c’est logique de les marier". Ca me désespère.
Tout à fait. Ce sont des solutions de technocrates. Qu’est-ce qui peut faire l’unité et donc la réalité d’une région, sinon une communauté d’histoire, d’échanges et de valeurs communes. Alors qu’on nous parle de PIB et de rivaliser avec des régions d’autres pays d’europe. Ce qui compte c’est la vie des gens au quotidien et la proximité des institutions, pas les ambitions trans-nationales de certains.
Il y a plus de liens historiques et culturels entre le Limousin et l’Auvergne qu’entre l’Auvergne et Rhônes-Alpes, et ce depuis longtemps... Bien sur côté emloi et business, le lien entre ces deux derniers est plus fort depuis des décennies... Mais Auvergnats et Limousins ont une langue en commun, l’occitan, ainsi qu’un mode de vie très proche, car ils se partagent le Massif Central... Il y a plus de points communs entre un Cantalou et un Corrézien qu’entre un Montluçonnais et un Savoyard... Plus de points communs entre un Limougeaud et un Clermontois qu’entre un Moulinois (de Moulins) et un Diois (de Die). Mais effectivement, on peut se demander ce qu’apportera concrètement aux Limousins et aux Auvergnats le regroupement de leurs deux régions pauvres et enclavées...
Ce qui disent ça sont des Clermontois qui n’ont jamais passé le tunnel du Lioran et la Barrière des Monts du Cantal ou du Massif de Sancy. L’Auvergne de l’autre côté (à l’ouest) et autant tournée vers Toulouse ou Limoges que vers Lyon (et je sais de quoi je parle). Il y a bien plus d’affinité entre le Cantal et la Corrèze (même s’il ne s’aiment pas forcément) ou même Toulouse qu’avec l’Allier.