région
Par Bertrand le 1er décembre 2002

Estimant que les régions françaises sont trop petites à l’échelle européenne, VGE comme bien d’autres hommes politiques français plaide pour la création de "macro-régions" qui pourraient assumer les conséquences économiques, sociales et culturelles d’une décentralisation voulue par le gouvernement.
De nombreux projets en France
En Corse, Bretagne, Pays de Loire, Alsace, ou encore à Lille pour une expérimentation transfrontalière, les projets de ce type sont nombreux. Ces élus plaident pour la création de 5 à 10 grandes régions capables de rivaliser avec des régions comme la Catalogne en Espagne, la Bavière allemande ou la Lombardie en Italie. Si la plupart des projets présentés en France semblent logiques, celui proposé par VGE paraît le plus improbable.
Car même avec un frontière commune importante puisque l’Allier, le Puy-de-Dôme et le Cantal sont frontaliers avec la Creuse et la Corrèze, les deux régions n’ont jamais semblé vouloir se rapprocher. Il suffit de voir la route entre Clermont et Limoges pour s’en convaincre.
Le Limousin lorgne vers l’Ouest
De fait avec des villes comme Limoges et Brive plus à l’ouest de la région, le Limousin se tourne volontier vers l’atlantique. Mieux, placé en plein sur la ligne Paris-Toulouse la région joue sur les accords Nord-Sud pour le projet ferroviaire pendulaire POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse).
En outre, il serait plutôt attiré par la région Poitou-Charentes, avec laquelle il a une chambre régionale de commerce et d’industrie et une télévision communes. Enfin l’A89 finira d’améliorer l’accès du Limousin à la mer, par Bordeaux cette fois-ci.
D’autres projets
Les élus Limousins se sont donc montrés très fermes dans leur volonté de dire non à ce projet, pour lequel ils n’ont d’ailleurs pas été consultés. Et ce ne sont pas les départs de l’ONF et de la Caisse d’Epargne de Limoges vers Clermont qui vont les faire changer d’avis.
Outre la méthode, la proposition de VGE a donc relancé un débat qui va revenir régulièrement au fur et à mesure que les élections de 2004 approcheront. On se souvient d’un projet ancien de rapprochement entre l’Auvergne et la région Rhônes-Alpes. Un rapprochement qui semblait à l’époque dangereux, risquant de créer une nouvelle centralisation, autour de Lyon cette fois-ci.
Retour d’un plan Massif Central
D’autres élus plaideront pour leur part pour un plan Massif Central qui constitue une entité géographique plus cohérente par sa géographie, mais pour laquelle il faudrait mettre en place des aides spéciales. En effet si des départements comme le Puy-de-Dôme se portent assez bien, d’autres sont en déshérence et il ne faudrait pas plomber l’ensemble de la région.
Le gouvernement a déjà annoncé qu’il n’irait pas contre les projets de rapprochement, reste que pour l’instant rien n’est fait. Car qui dit rapprochement, dit aussi réorganisation administrative et politique et donc des places à défendre pour ceux qui décident.
Mais au delà d’une réorganisation administrative, la solution viendra peut être plutôt d’une plus grande coopération entre les régions suivant des projets spécifiques et de ce côté là, c’est plutôt le Limousin qui montre l’exemple.