boxe
Par Bertrand le 13 octobre 2002
Le sport est un formidable vecteur de communication pour une région ou une ville. Des villes comme Auxerre ou Guingamp qui sont bien plus petites que Clermont bénéficient d’une très bonne image avec leurs équipes de football.
Clermont commence à découvrir petit à petit les joies de la médiatisation qui vont avec le sport. Mais depuis la victoire de Medjkoune, la polémique est ressortie.
Sans emploi...
Car la presse avide de raccourcis a rapidement saisi l’occasion de faire des articles sur un boxeur champion du monde pointant à l’ANPE. Les plus gentils ont simplement raconté le formidable combat d’un boxeur qui a saisi son unique chance, les autres pointant directement la ville de Clermont qui n’a pas renouvellé son contrat emploi-jeune d’éducateur.
Et dans La Montagne de samedi, Serge Godard mettrait même la faute sur le boxeur lui même "Au début de l’année, nous avons fait des propositions précises à Salim Medjkoune. Il n’a pas donné suite."
... et sans salle
Ce dimanche soir, le magazine sportif Stade 2 en a remis une couche en indiquant bien sûr le manque de reconnaîssance et le non-renouvellement de son contrat, mais aussi le fait que le boxeur n’avait plus de salle d’entraînement.
Un reportage sous-entendant que bien que 4 fois champion d’Europe Salim Medjkoune n’intéresse pas la mairie qui s’ajoute à quelques autres reportages du même type sur d’autres médias nationaux. Clermont a manqué là un coup de pub, encore !
Car Clermont qui fête aujourd’hui son boxeur, deuxième champion du monde Auvergnat après Pladner dans les années 20 avait un peu oublié ce boxeur parti s’entraîner à Marseille faute de salle à Clermont.
Consensus
Et monsieur le Maire a beau faire une belle déclaration comme quoi il est prêt à l’embaucher de suite, il n’en reste l’impression d’une tentative de rattrapage un peu désespérée. (En substance, Serge Godard a déclaré sur France 2 que si Salim dit qu’il peut travailler 10 heures par semaine, la ville lui fera un tel contrat).
L’heure semble maintenant au consensus, mais André Moins, l’entraîneur de Salim, a bien résumé la question en s’adressant ainsi aux élus clermontois : "Aujourd’hui, Salim est en pleine gloire. Ce qui m’intéresse, c’est l’après. On compte sur vous."