Mercredi 22 février 2006
Par Bertrand le 21 février 2006

Historiquement, les plus anciennes formes de blues provenaient du Sud des États-Unis, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. La légende raconte que l’un des premiers guitaristes bluesmen, Robert Johnson, aurait signé un pacte avec le diable ce qui lui aurait permis d’inventer le blues. Le blues a eu une influence majeure sur la musique populaire américaine, puisque l’on en retrouve des traces dans le jazz, les big bands, le rhythm and blues, le rock and roll, le hard rock, la musique country, la musique pop, et même la musique classique.
Pourtant, dans le milieu des années 50, le blues était considéré comme un style mort ou agonisant susceptible de faire l’objet d’études par les historiens de l’art et du folkore noir américain. C’était sans compter sur le blues revival des années 1960 qui a surgi, à la surprise générale, dans l’Angleterre des adolescents blancs. Cette renaissance aura pour effet de ressusciter la carrière de certains vieux bluesmen noirs traditionnels mais aussi de faire connaître le blues aux ados de tout le monde occidental, susciter la formation de nouveaux groupes et la création de nouveaux titres.
Comme l’alligator, le blues n’est pas encore mort, et il mord encore ! Les nuits de l’Alligator est un festival de blues qui a pour vocation de révéler et célébrer le blues le plus vivant, saignant, électrique et éclectique. Les musiciens invités à cette première édition viennent du Mississippi, du Texas, de New York, de Paris, du Danemark, du Portugal ou même de Suissse. Mais toute la musique qu’ils aiment, elle vient de là elle vient du blues. Chacun retrouve ses racines et relit le blues à sa façon, le plus souvent de façon particulièrement insolite !
Autre particularité, le festival est itinérant. Il se déroule en effet en même temps à Paris du 21 au 27 février, avec des décrochages régionaux à Dijon, Angers, Evreux, Orléans, Amiens, Angoulême et Bordeaux et donc Clermont ce mercredi à partir de 19h00.
Vous pourrez ainsi découvrir Scott H Biram, Kenny Brown & Cédric Burnside, White Hassle, The Legendary Tiger Man, The Baptist Generals et Power Solo
Spliff et la Coopérative de Mai vous offrent d’ailleurs un avant-goût de la soirée, en invitant Power Solo pour un show case gratuit chez Spliff à partir de 17h30.
A l’origine, il y a près de dix ans, le Danois Kim Kix jouait en solo une sorte de rock-a-billy artisanal et néanmoins bien déjanté. Aujourd’hui, il décide de s’accompagner de tout un tas de musiciens : ses frères et un batteur fan de Slayer par exemple. Il garde cependant de ses origines le « po-po-po-power », la rusticité des enregistrements Sun Records, le grain de folie d’Hasil Adkins, la simplicité biblique de Johnny Cash, la transe rythmique de Bo Diddley... Au Danemark, Power Solo est le viking of rock’n’roll. Pas moins. On peut légitimement penser à Heavy Thrash, car l’homme officie régulièrement derrière la contrebasse de Jonn Spencer !
D’ailleurs, histoire de vous montrer un peu la diversité et l’insolite, voici un petit extrait de Power Solo qui devrait vous rappeler une pub :
Mercredi 22 février 2006 - Coopérative de Mai - Clermont-Ferrand - 19h00
Tarifs : 17 € - Adhérents : 13 € - Tarif super réduit : 9 € - Tarif soir : 20 €
Pour en savoir plus et découvrir des extraits : site de la Coopé
Showcase Power Solo
Mercredi 22 février - 17h30
Spliff - 8 rue de la Treille - Clermont-ferrand
Site du festival : www.lesnuitsdelalligator.com