Par Bertrand le 18 novembre 2007

Avec son album Charles et Léo, Jean-Louis Murat chante douze poèmes des Fleurs du Mal de Beaudelaire, mis en musique par Léo Ferré sur une vieille cassette audio. Ce dernier avait confié cette cassette à son fils et à sa femme en leur disant "Un jour vous en ferez quelque chose". Pour Matthieu Ferré, il n’y avait que Jean-Louis Murat à pouvoir porter ce disque, le considérant comme l’héritier spirituel de son père. Si l’auteur-compositeur-interprète a d’abord eu du mal à imaginer chanter les textes des autres, il s’est finalement dit que ce serait une manière symbolique de célébrer les 150 ans de la parution des Fleurs du Mal et les 50 ans du premier album de Léo Ferré.
Charles et Léo marque les retrouvailles de JLM avec Denis Clavaizolle, complice de longue date, avec qui il avait travaillé notamment sur Cheyenne Autumn et Dolorès. Aux chœurs sur quatre titres plus un duo, la jeune Morgane du groupe Cocoon, révélation du concours CQFD des Inrockuptibles en 2007. Il marque les retrouvailles de JLM avec Denis Clavaizolle, complice de longue date, avec qui il avait travaillé notamment sur Cheyenne Autumn et Dolorès. Aux chœurs sur quatre titres plus un duo, la jeune Morgane du groupe Cocoon, révélation du concours CQFD des Inrockuptibles en 2007.
Bien entendu Jean-Louis Murat doit présentet et défendre ce nouveau projet. Connu pour ses prises de position toujours très franches, le chanteur clermontois vient de faire parler de lui sur internet avec sa dernière interview parue ce week-end dans Le Monde.
Ainsi selon lui, le responsable des maux de l’industrie musicale est le Web, système qui autorise le vol, l’anonymat, l’hypocrisie, et qui mène à la délation :
“J’affirme que la crise du disque est un leurre, elle n’existe pas : l’offre est intacte, la demande croissante. Mais, chaque nuit, dans les hangars de la musique, la moitié du stock est volé. Imaginez la réaction de Renault face à des délinquants qui forceraient la porte quotidiennement pour dérober les voitures !
Des gamins stockent 10 000 chansons sur l’ordinateur familial, après les avoir piquées sur le Net. La société, des députés, des sénateurs trouvent cela vertueux ! Or, c’est un problème moral : tu ne voleras point, apprend-on à nos enfants. En outre, ces rapines via le Net s’effectuent dans l’anonymat. L’écrivain américain Brett Easton Ellis a dit : "Depuis la nuit des temps, l’Antéchrist cherche un moyen de prendre le pouvoir sur les consciences de l’homme, enfin il y est arrivé avec Internet." Le Web rend les gens hypocrites, il incite à prendre des pseudonymes. C’est un monde de délation, intoxiqué de spams et de pubs.”
Pourtant Jean-Louis Murat n’a pas toujours été hostile à Internet et a même fait partie des artistes qui ont adopté rapidement ce média. Dès 1998, il proposait en effet des contenus inédits en téléchargement sur son site. Déçu, il a arrêté depuis :
“Baudelaire appelait le progrès le paganisme des imbéciles. Tous les acteurs de la musique sont tombés dans le fantasme de la modernité à ce moment-là. Les patrons de maison de disques ne juraient que par le Net sans pour autant comprendre de quoi il s’agissait. Au début, je mettais environ une chanson inédite par semaine à disposition sur mon site, gratuitement. Puis j’ai arrêté. Ces titres étaient téléchargés sans un merci, sans un bonjour, et éventuellement revendus sous forme de compilations payantes dans des conventions de disques. J’ai fait partie des imbéciles qui ont cru aux mirages de l’Internet, et de ce fait à la bonté naturelle de l’homme, à l’échange communautaire. L’homme a travaillé le fer pas seulement pour les charrues, mais aussi pour les épées, idem avec les atomes et le Net.”
Mais que l’on se rassure, Jean-Louis Murat est bien en Auvergne et apprécie sa vie dans sa ferme :
“J’y ai mon studio d’enregistrement, et des conditions de travail idéales. Je vois très peu de gens... le facteur... Là-haut, la vie est frugale, on finit tout, on n’achète presque rien. Le pain dur est gardé pour la soupe du soir. Dans la nature, l’oubli de soi est plus facile, on va le matin aux champignons, on s’assied pour casser la croûte, on a ramassé un kilo de cèpes, voilà. On refait une clôture, on est dans le présent. Or, être dans le présent est la condition de la paix intérieure. Moi, j’aime aussi les activités qui ne laissent pas de place à la réflexion. Jouer des instruments, faire des prises de son. S’aménager une vie de travail. Car, à part aimer, travailler est la chose la plus belle à faire dans la vie.”
Sur MySpace, vous allez voir 45 000 nigauds, les 45 000 artistes ratés qui ont ouvert leur page - j’y suis aussi, parce que sinon on me vole mon nom.
Mr Murat, vous avez un regard tellement naif et méprisant que ça en devient pathetique.sur ces 45000 artistes que vous trainez dans la boue existe une multitude de personalités qui ont eté jeté, exclu d’un systeme dont Pascal Negre et d’autres en sont l’incarnation, sans avoir eté ecouté.Combien ont envoyé leurs demos des rêves pleins la tête. pas une réponse, rien car Palcal Negre est une calculatrice, pas un artiste...
pour votre santé, arrêtez les champignons...