Par Bertrand le 11 avril 2005

Né le 23 novembre 1953, à Agen, dans le Lot-et-Garonne, Francis Cabrel est un adolescent timide quand il fait la découverte musicale qui changera sa vie : Bob Dylan et le célèbre morceau "Like a rolling stone".
Influence majeure pour celui qui dira plus tard que sa guitare lui permettait de se rendre plus intéressant aux yeux des autres. Avant de composer lui même, il joue d’abord les mélodies des autres, Bob Dylan bien entendu, mais aussi Leonard Cohen, Neil Young, Jimi Hendrix ou les Beatles. Détestant la chanson française, il ne chante qu’en anglais, apprenant la langue en traduisant les paroles des chansons.
Renvoyé du lycée d’Agen en première, il vit de petit boulots et fait ses classes dans les bals locaux avec un groupe, Ray Frank et les Jazzmen qui deviendront plus tard les Gaulois, à cause des moustaches que chacun arborait. Il multiplie aussi les radio-crochets avec la chanson "Petite Marie", dédiée à sa femme Mariette, et décroche ainsi un premier contrat chez CBS.
Si son premier album n’est pas un succès il lui permet toutefois de faire l’Olympia en première partie de Dave durant un mois. Mais c’est son nouvel album "Les Chemins de traverse" qui le conduit vers le succès. Le titre "Je l’aime à mourir" dénote certes un peu au milieu de la vague disco de ces années-là mais devient immédiatement un classique de la chanson française avec deux millions de 45T écoulés.
La vie du chanteur est alors chamboulée. De personne anonyme, il devient star nationale. Il traverse les années 80 en surfant sur la notoriété, enchaînant les albums et les tournées. Il s’octroie toutefois trois années de silence pendant lesquelles il fréquente les terrains de boules et pratique la pêche à la ligne dans son petit village du Lot-et-Garonne mais construit aussi son propre studio dans lequel il enregistre en 1989 l’album "Sarbacane".
Avec deux millions d’albums vendus c’est un succès phénoménal qui le propulse sur les télés et radios mais aussi dans des oeuvres humanitaires comme les Restos du Coeur ou sur les disques de Sol En Si (Solidarité Enfant Sida) ou de Urgence, destinés à collecter des fonds pour la lutte contre le sida.
Après avoir sorti 6 albums en 6 ans dans les années 80, Francis Cabrel espace désormais les albums. "Un samedi soir sur la terre", sort en 1994, "Hors saison", en 1999. "Double tour", un triple album live sort fin 2000.
Francis Cabrel aspire toutefois à une vie tranquille avec sa femme et ses deux filles, loin des lumières de la ville mais impliqué dans la vie de son village d’Astaffort. Devenu conseiller municipal, il s’occupe de la vie culturelle de la commune. Il parraine ainsi les "Rencontres d’Astaffort" qui rassemblement depuis 1988 de jeunes auteurs-compositeurs-interprètes venus apprendre le métier au contact d’une équipe de professionnels. Il mène aussi les projets de réhabilitation d’une salle de spectacle et d’une école avant d’abandonner son mandat.
En Mai 2004 le chanteur signe un retour remarqué avec "Les beaux dégâts" dans lequel il incorpore pour la première fois des cuivres. Toujours aussi discret, Francis Cabrel ne s’est encore une fois pas trop longtemps attardé sur la promo mais a rapidement repris les routes pour une longue tournée qui fera halte au Zénith ce jeudi 14 avril.
Jeudi 14 Avril 2005 - Zénith d’Auvergne - 20h30
Site officiel : www.franciscabrel.com/