nuit
Par Communiqué de presse le 28 janvier 2005

Elles créent l’évènement depuis deux ans et rendent les nuits du festival international du court-métrage plus insolentes et plus intenses. Un vrai bon concentré de la scène électronique actuelle, avec en warm-up une sélection des meilleurs activistes locaux. Après cette semaine de dingue, vous aussi pourrez dire : ouah, ce kick minimal sur cette montée acid dark un peu booty j’adore !
A ne pas rater vendredi 28 janvier, Ark et Sety, ambassadeurs français du minimal groove. Le premier a collaboré avec Cabanne, Herbert, Losoul ou Shalom sur des labels références comme Perlon, Playhouse ou Karat, le second a monté Circus Company pour s’orienter vers une house épurée au groove imparable.
Samedi 29, « La » sensation des premières Divine clermontoises est de retour. Maud, la moitié des Scratch Massive revient nous charmer pour un rêve nuancé et rythmé, entre electro minimale et electro-clash Elle marque, en quelque sorte, le point de départ d’une nouvelle génération d’artistes pour lesquels le schisme du rock et de la musique électronique est signe d’un autre temps. Cofondateur du blablapoetry project, LLC a été élevé à l’allemande, avec des sonorités en provenance de Cologne et Berlin. N’oubliant pas ses amours de jeunesse pop et hip-hop, il a développé un style au croisement d’une house minimale et d’une techno plus deep.
Lundi 31, soirée gratuite pour démarrer la semaine et savourer toute la richesse de nos productions locales avec notamment un mix house garage de Ed Faster et le live de 101 pour un dancefloor souple, mental et mélodique.
Mardi 1er, nous aurons la chance de découvrir le nouveau projet d’Acid Pauli, alias Martin Gretschmann (du groupe electro pop Console et chanteur des indies The Notwist). Présent à Clermont pour le tournage du dernier clip de Console, en lien avec le Festival du Court, Martin jouera en live ses dernières productions sorties sur Disko B, label d’un ancien DAF. Il sera accompagné par les mixes de Squat, du projet Panico sur Tigersushi, et Muleta, habitué des after du Batofar première époque. Ah ! Berlin quand tu nous tiens.
Mercredi 2, DJ Oil, la moitié du groupe marseillais Troublemakers, signé sur le label mythique Blue Note, nous la jouera Jazz Soul Funk cinématique, période Blaxploitation, alors qu’I:Cube, fort de trois albums sur le label Versatile, et membre de Château Flight aux côtés de Gilb’ R, jouera une house libertaire et accrocheuse, joviale et parfois plus contemplative. Pour démarrer cette soirée plutôt colorée, Lowatt, le local de l’étape, propose un live machine trip hop electro envoûtant et luxuriant, habité et prometteur.
Avec Automat et Joakim, le jeudi 3 sera electro ou ne sera pas. Fondateur du label-site web-shop online Tigersushi et compositeur d’un premier album « Fantômes » remarquable, Joakim cultive les imaginaires atypiques et s’octroie une place de choix entre Avril et I:cube. Après avoir durablement roulé sa bosse au son du hardcore et de l’acid première génération, Automat impose son style au fil des années. Profondément marqué d’un côté par Kraftwerk, de l’autre par Drexciya, Automat a saisi l’essence même de l’electro, un équilibre subtil entre puissance et précision, classicisme et innovation, dureté et dérision. En juillet 2003 paraît son maxi le plus marquant à ce jour : Introspection EP, sur le réputé label anglais SCSI-AV. Les retours sont nombreux, le disque est playlisté par Decal, The Hacker, Lowfish... Automat a la côte, a joué avec Aphex Twin et commence à tourner un peu partout en Europe.
Vendredi 4, Influencée tour à tour par la minimal house (Playhouse, Ladomat) l’électro (Bpitchcontrol, Gigolo) jusqu’à l’ambient (Warp, Moor Music), l’intérêt de Jennifer Cardini pour la musique électronique ne s’est jamais démenti. Elle décline à travers ses sets, un son “groovy, deep et dark” mais toujours Sexy. Résidente aux soirées Automatik du Rex et des torrides Pulp à Paris, voyageant sans cesse entre Paris, où elle réside, et l’Allemagne où elle joue (Le Tresor à Berlin) Jennifer est en passe de devenir après dix ans de carrière une des figures de proue de la scène techno hexagonale.
Personnage nocturne tout aussi inspiré par le cinéma de Lynch que le rock des Ramones ou l’acid house de Chicago et membre de Team Tendo, projet musical 8bit français à base de Game Boys, Dj Aï a déjà opéré sur les pistes de danse les plus pointues : du festival fin de siècle à Nantes au club Tonic de New York en passant par le festival MEG de Montréal ou les Transmusicales de Rennes. Entre abstract house et electro-rock déjanté, la musique de AÏ est étrange et fascinante, ses prestations telluriques parfois proches de l’accident, à ne rater sous aucun prétexte.
La semaine se terminera enfin par le retour de Dj F sur ses terres, résident du Velvet, qui accueillera pour un live des plus rares, le clermontois qui fait parler de lui à Paris, Offset, à découvrir pour ceux qui auront encore des jambes. Dernière signature du label Missive, il viendra nous présenter son univers musical parallèle, pour un live mêlant electro house, rythmes breaky et nappes de synthés. Inspiré par les sonorités électro, funk et house de Detroit, Offset manie avec dextérité ses machines et vous balance ses mélodies et arrangements en pleine face rien que pour votre plaisir.
Du 28 janvier au 5 février au Velvet, 3 rue du Coche - Clermont Ferrand
www.levelvet.fr