Par Bertrand le 28 mai 2008
Les conseillers généraux en sursis, dont Michel Charasse, ont refusé le protocole d’accord validé par le bureau national du PS. Ils sont donc exclus et le Conseil général est toujours reste divisé...

Mais à quoi jouent donc les conseillers généraux du PS du Puy-de-Dôme ? Hier, on pensait qu’il allait enfin sortir de la crise grâce à un compromis validé par le bureau national du parti. Le deal proposé via la médiation de René Souchon semblait assez équitable : Jean-Yves Gouttebel garde la présidence et peux même réintégrer le PS dans quelques temps, les conseillers généraux ayant pris position pour lui (groupe socialiste et apparentés) ne sont plus exclus et rejoignent les autres élus PS (groupe socialiste et républicain) dans un groupe uni et dirigé par un partisan de Michèle André, Alexandre Pourchon probablement. Le protocole d’accord prévoyait aussi la recomposition de l’exécutif avec l’entrée des partisans de Michèle André. Le compromis semblait, de l’extérieur, acceptable en demandant des concessions à chacune des parties même si elles étaient difficiles à accepter pour certains.
Seulement, ce protocole devait encore être accepté par les conseillers généraux en sursis... ce qui n’a pas été le cas. Bertrand Pasciuto, Président du Groupe socialiste et apparentés du Conseil général du Puy-de-Dôme en a expliqué les raisons aujourd’hui. Il semblerait donc que le protocole validé par le bureau national diffère de celui proposé initialement par le groupe qui a soutenu Jean-Yves Gouttebel sur quelques points cruciaux : la direction du nouveau groupe, mais surtout la composition de l’exécutif. Ainsi, le texte validé par la direction nationale prévoit une recomposition totale de l’exécutif, alors le texte initial proposé par Bertrand Pasciuto ne prévoyait qu’un élargissement de l’exécutif actuel avec l’ajout de deux vice-présidents issus du groupe de Michèle André.
Bertrand Pasciuto pointe donc du doigt un protocole final qui prévoit selon eux "une mise sous tutelle de l’exécutif du Conseil général par la Fédération départementale du Parti socialiste et le groupe de Michèle André". Ainsi le groupe "refuse toute tutelle sur l’Assemblée départementale d’un groupe minoritaire et de la Fédération départementale du PS, dont le pouvoir de nuisance a été manifeste depuis des mois."
De plus le groupe socialiste et apparentés "réaffirme son soutien sans réserve à Jean-Yves Gouttebel et à l’ensemble de son exécutif pour la mise en oeuvre de la politique de solidarité, portée par la gauche départementale depuis 1998, et pour laquelle ils ont été élus". Enfin le groupe "maintient plus que jamais ses actions devant la Justice et la Commission nationale des conflits, dénonçant les irrégularités de procédures de la Fédération départementale du Parti socialiste et la partialité du Premier secrétaire fédéral, Pierre Sabatier."
Voilà qui enterrine donc l’exclusion des 18 conseillers généraux dont l’emblématique Michel Charasse. Dans un communiqué, Michèle André a réagi en déplorant une "forme de jusqu’au-boutisme qui dépasse l’entendement", ajoutant qu’"on ne peut que prendre acte des cassures et des blessures de ces personnes qui se mettent hors de la famille socialiste." Hors de la famille socialiste sûrement, mais dans quelle famille vont-ils aller maintenant ? Il se dit que les rangs du Parti Radical de Gauche (PRG) pourraient grossir subitement...
Reste maintenant pour le citoyen que je suis un sentiment de malaise devant cette situation. Bizarrement alors que le PS a remporté largement les dernières élections locales et qu’il devrait travailler plus sereinement en disposant d’une large majorité il se place tout seul en position de faiblesse.
Quelles que soient les causes de la division, réelles ou apparentes, du côté du parti socialiste ces turbulences occupent plus de place dans les discussions que les problèmes des citoyens ou les projets pour le département, la région et le pays... Même si les prochaines échéances électorales sont assez loin, certains diraient que les socialistes ont déjà mis en marche la machine à perdre...
Je souhaite simplement vous signaler que, d’une part il me parait logique et démocratique que les militants du PS aient voix au chapitre pour désigner leur candidat à la tête de l’exécutif du Conseil Général (il en est de même d’ailleurs pour l’ensemble des élections politiques (Conseil Régional ou Présidentielles), la démocratie directe étant le mode de fonctionnement et de participation le plus sain et que d’autre part, ce ne sont pas 400 militants qui ont participé au vote mais près de 2000. Faut pas trop écouter les élucubrations du pauvre Pascuito et les arguments sordides du grossier personnage de Puy-Guillaume.
Je ne sais pas du tout de quoi parlez-vous, Hervé, mais ce que vous dites comme « bon débarras. » sont 21 élus qui ont été élus par suffrage universel (sur leurs noms, pas une liste). Vous n’êtes pas obligé d’aimer l’un ou l’autre, mais un peu respect au soufrage universelle qui est le pilier de notre république.
Un citoyen
Vous ne savez pas de quoi je parle... Simplement les statuts du PS stipulent que ce sont les militants de ce parti qui désignent le candidat à la présidence d’un exécutif (local ou national). Ces statuts ne sont que la "Constitution" de ce Parti, la Loi commune acceptée par tous les militants lors de leur adhésion. Accepter les élections puis les refuser parce qu’on les a perdues manifeste donc un certain mépris du suffrage et des règles démocratiques. Quant au pilier de notre République, laissez-moi penser que c’est la souveraineté du Peuple qui en est la base, le suffrage universel n’en étant que la conséquence ou l’outil (voir De Gaulle avec l’élection du Président de la République). Enfin, le "manque de respect" dont vous m’accusez ne porte que les actes de ces élus et non sur leur personne et j’approuve donc "le bon débarras" d’un autre commentaire sur ce blog.
vivant ici dans le Puy de Dome à quoi cela sert il de voter si ce sont les 400 militants du ps qui choisissent le president du conseil General. Atteinte à la démocratie organisé par Michelle andre qui cherche a se recycler par tous les moyens perdant a la fin de l’annee son poste au senat.
Curieux, c’est Karine dans le Puy-de-Dôme et Thierry sur le blog de Libération, et avec le même commentaire. Défaut d’imagination, transmission de pensée ou lamentable manoeuvre de l’équipe Charasse-Gouttebel ???
et aussi Karine Gouttebel, Michel Thierry, Pascuito Thierry, Karine Chabaud, Thierry Gay, Karine Charasse...etc...avec les noms et prénoms des 18 exclus (félons ??), on peut en faire des choses. Perso, j’habite aussi dans le Puy-de-Dôme et je ne peux que me réjouir de l’exclusion de cette bande de clampins et de sa tête de file, l’Amer Michel de Puy-Guillaume et du truqueur de photos, la honte Gouttebel. Bon débarras.
n’importe quoi, je m’appelle Karine Thierry je ne suis pas membre du ps et apprenté divers gauche donc la soupe interne ne m’interesse pas. A dénigrer les gens on fini tete de veau...
Instructif cet échange militant. Mascarade ou vision policière de l’histoire ? camarades ou flicards ?
La prochaine fois, pour désigner vos futurs représentants, essayez la roulette russe !
Allez on vous aime bien en fait et depuis la farce tranquille on avait pas autant rigolé.
Le gros dégueulasse et les notables avec les tenants de la république sociale, les modernisateurs et reconstructeurs de toutes obédiences faisant front unique et posant en défenseurs de la volonté populaire. Voilà qui, malgré les sondages, devrait au moins requinquer le Bonaparte sur talonnettes.
Pourvu qu’çà dure !
faut-il y vraiment comprendre quelque chose à cette affaire et aux comportements binaires qui s’en suivent ? Mieux vaut rester à la surface de cette mer de désolation que plonger dans les eaux troubles de ces batailles fratricides. Toutes ces bassesses profitent évidemment au guignol de la Rue du Faubourg-Saint-Honoré et peut être même au gros porc de St-Cloud. C’est plus clair comme cà ?
L’intéret des citoyens ? Au soir même de l’élection , le citoyen a été relégué aux oubliettes au profit des manoeuvres politiciennes . C’est bien connu , les citoyens n’ont d’intéret qu’en tant qu’électeurs , aprés on les oublie jusqu’au prochain scrutin . Je pense avoir voté socialiste pour la dernière fois cette année .
Si vous avez un peu de courage et de convictions (au-delà de voter de scrutin au scrutin), au lieu de critiquer en disant politique politicien, vous pouvez vous engager, vous pouvez mener une bataille politique. Après vous comprendrai combien votre discours insultant ! Sans bouger, critiquer c’est facile. Vous ne connaissez même pas les causes de cette guerre.
Par ailleurs, l’origine de problème est des gens comme vous !!!! Parce que vous ne vous mêlez pas, les politiques politiciens qui cuisine la politique.
Personnellement, moi, je continuera voter à gauche ! Un citoyen
C’est bien ce que je compte faire : voter à gauche . Cela signifie clairement ne plus voter PS . Quant à m’engager , je suis militante associative depuis longtemps , ayant compris que la "politique" se réduit à un affairisme partisan trés loin des préoccupations quotidiennes des gens .
Apres la farce tranquille, le bougisme citoyen ?
Que savez-vous de la vie et des pratiques de la personne à qui vous vous adressez ? S’engager en quoi que ce soit c’est donc forcément suivre la voie que vous tracez ? Qui ce faisant insulte qui au juste ? Quid pour finir du secret de l’isoloir ? Allez vous bientôt nous proposer l’installation de caméras de surveillance civiques ?
Quant aux causes de cette guerre, après pareil sermont, on n’ose imaginer les vessies que vous pourriez nous servir...