Par Bertrand le 16 avril 2008
Le bureau national du Parti Socialiste a prononcé ce mardi l’expulsion de Jean-Yves Gouttebel et la suspension de 18 conseillers généraux dont Michel Charasse. Ces derniers contestent eux la régularité du vote des militants.
Les remous suite à la désignation du président du Conseil général du Puy-de-Dôme se poursuivent. Ce mardi, le bureau national du Parti socialiste a prononcé l’expulsion de Jean-Yves Gouttebel et la suspension de 18 conseillers généraux dont Michel Charasse.
Cette décision, prise par le bureau national, fait suite à un vote de la fédération PS du Puy-de-Dôme demandant le 11 avril l’exclusion de 18 conseillers généraux, dont Michel Charasse. Ces conseillers avaient voté pour Jean-Yves Gouttebel, réélu le 20 mars à sa propre succession à la présidence du conseil général, alors que les militants socialistes avaient choisi Michèle André, vice-présidente PS du Sénat.
Selon M. Le Roux, responsable des élections au PS, le bureau national a décidé de "suspendre tous les conseillers généraux qui aujourd’hui ne font pas partie du groupe socialiste qui est reconnu par la fédération" de ce département.
Il a aussi expliqué que cette sanction tombera "automatiquement à partir du moment où ils rejoindront le groupe socialiste et se désolidariseront de l’actuel président du conseil général". Par contre, selon M. Le Roux, s’ils ne rallient pas ce groupe socialiste, "il n’y a pas de possibilité d’appartenance au PS".
De leur côté, les 18 conseillers généraux organisent leur défense et ont dénoncé dans un communiqué les "irrégularités" du scrutin. Pour Bertrand Pasciuto, président du groupe "socialiste et apparentés" du conseil général du Puy-de-Dôme, "de nombreuses irrégularités avaient été constatées lors du vote des militants".
Il estime aussi que "la commission nationale des conflits doit d’abord se prononcer sur la régularité de l’organisation et du déroulement du vote dans les sections au moment de la désignation du président du conseil général avant de se prononcer sur d’éventuelles exclusions".
Le communiqué souligne ainsi l’évolution du nombre d’inscrits entre les deux tours du vote des militants. Il serait ainsi passé en une journée de 2.391 à 2.421 et les votants n’auraient pas tous été à jour de leurs cotisations. Or seulement, vingt-sept voix séparaient le président sortant PS Jean-Yves Gouttebel, candidat à sa propre succession, réélu le 20 mars, et la vice-présidente PS du Sénat Michèle André, arrivée en tête lors du vote des militants.
Enfin Bertrand Pasciuto a précisé que les conseillers généraux concernés ont refusé à l’unanimité d’adhérer au groupe "socialiste et républicain" créé après l’élection de Jean-Yves Gouttebel et auquel appartient Michèle André, comme le leur avait proposé le premier secrétaire du PS du Puy-de-Dôme.
La situation au sein du PS du Puy-de-Dôme semble donc inextricable. Le bureau national a d’ailleurs décidé "l’envoi d’une mission la semaine prochaine pour essayer de trouver des voies de sortie de crise."
Lu sur Wikipédia, rubrique "Charasse" : Son goût pour l’intimidation et la violence lui ont permis d’obtenir nombre de faveurs. Son usage de la calomnie se superpose avec son caractère original, faisant de lui un personnage atypique de la place politique auvergnate et nationale. Athée et relativement sectaire, il refuse d’entrer dans les églises, même pour accompagner les familles en deuil. Il a tenu en laisse la chienne Baltique du président François Mitterrand lors de la messe funèbre de ce dernier, sur le parvis de l’église, ce qui lui vaut une allusion dans une chanson de Renaud.
En 2007, entre les deux tours de l’élection présidentielle, il a créé la surprise en recevant chaleureusement à sa mairie le candidat Nicolas Sarkozy, pourtant dans l’autre camp politique. Certains lui prêtent d’ailleurs l’intention de briguer une nomination au Conseil constitutionnel . Le 15 avril 2008, M. Charasse est suspendu du Parti Socialiste sur décision du bureau national. Il avait en effet soutenu Jean-Yves Gouttebel dans son maintien à la présidence du conseil général du Puy-de-Dôme, alors que les adhérents du PS avaient voté pour Michèle André, vice-présidente du Sénat."
Quant au site du Sénat, lisez-y le compte rendu de ses travaux.... C’est tout lui !
Il faudrait tout de même que les habitants de Puy Guillaume nous expliquent un jour pour quelles raisons ils votent pour lui...
là le lien devrait passer
où l’on retrouve nos deux compères http://www.lutte-ouvriere-journal.o...
Un membre du clan Gouttebel nous livrait récemment sur son site les informations suivantes : "les récentes alliances – étonnantes au demeurant - qui se sont nouées afin de soutenir l’ex–rocardienne Michèle André, entre d’anciens fabiusiens (Godard, Néri, Baquet), des ségolénistes (Pourchon) et des strauss-khaniens regroupés autour de l’ancien cabinet de P.J. Bonté, en disent long sur les grandes manœuvres qui vont se mettre en place prochainement."
En gros on tire à boulets rouges sur les gauches modernes (les autres pas celle de l’éternel sous -ministre). Soit ! Il ne dit rien par contre de l’alliance de la gauche du Ps (Guillot, Pascuito, Lesbres) avec les notables Charasse et Gouttebel. On le comprend, il a sans doute ses raisons...
On peut en rire. Après tout, malgré ses innombrables casseroles, Charasse reste un sacré comique (il faudra bien un jour lui ériger une statue pour l’ensemble de son oeuvre de distraction) et, c’est bien connu, un notable n’est jamais aussi drôle que dans un banquet républicain. Mais on peut aussi se poser des questions. A propos de Gouttebel, vous trouverez ci-joint un élément de réponse sur la façon dont un allié des républicains sociaux peut traiter les pauvres.
Il ne faut donc pas s’étonner si d’autres continuent de tirer les marrons du feu. Jusqu’à l’arrivée au pouvoir de Sarkozy, le FN était, depuis un moment, le premier parti ouvrier de France. Les petits calculs de circonstance, à gauche de la gauche ou dans des sphères de plus hautes importances, ne sont évidemment pas pour rien dans les statistiques.
il est vrai que sa concurrente qui a voter oui au traité dit simplifié présente de meilleurs garanties et n’a jamais été très autoritaire ( parlez en à ses collaborateurs de l’époque...)
"autoritarisme", "oui au traité dit simplifié". Vous répondez à qui ? à quoi ? C’est quoi votre problème ? le syndrome Mélanchon ? Toujours à l’ouest même quand il s’agit du Tibet ! Allez pleurez pas. On a pas tous l’honneur de connaitre les ex "collaborateurs" de Madame André, mais on se doute bien que ça ne devait pas être de tout repos.
Euh..... on pourrait en savoir plus ? Là ce débat fait allusion à des faits et situations qui ne sont pas connus de tous (peu d’ancienneté dans le département, désolé...)
Je ne crois pas qu’il y ait en réalité quoique ce soit à rajouter. Tout à déjà été dit. Rappel des faits : Une lutte de clans à l’intérieur du PS. Les tenants de la justice sociale face aux partisans de "l’ordre juste" et leurs alliés de circonstance. Les premiers faisant alliances avec deux notables dont les pratiques à l’égard des pauvres ne sont plus à démontrer (publicité en a déjà été faite via deux liens hypertextes). Pour justifier la chose, on se défend en disant les autres sont pires. Comportement des plus communs, à droite comme à gauche, dans le 63 ou ailleurs. CQFD
Qui sont les uns ? Qui sont les autres ? Un propos trop allusif n’est pas de nature à éclairer le débat pour les non initiés.... à moins que les uns et les autres soient par trop interchangeables !
Trop allusif ? Reportez vous au message du 16 avril signé Minima Moralia, vous y trouverez ce que vous cherchez. Il n’y a donc pas besoin d’être initié aux petits secrets "interchangeables" des uns et des autres.