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Le bureau national du Parti Socialiste a prononcé ce mardi l’expulsion de Jean-Yves Gouttebel et la suspension de 18 conseillers généraux dont Michel Charasse. Ces derniers contestent eux la régularité du vote des militants.
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Les remous suite à la désignation du président du Conseil général du Puy-de-Dôme se poursuivent. Ce mardi, le bureau national du Parti socialiste a prononcé l’expulsion de Jean-Yves Gouttebel et la suspension de 18 conseillers généraux dont Michel Charasse.
Cette décision, prise par le bureau national, fait suite à un vote de la fédération PS du Puy-de-Dôme demandant le 11 avril l’exclusion de 18 conseillers généraux, dont Michel Charasse. Ces conseillers avaient voté pour Jean-Yves Gouttebel, réélu le 20 mars à sa propre succession à la présidence du conseil général, alors que les militants socialistes avaient choisi Michèle André, vice-présidente PS du Sénat.
Selon M. Le Roux, responsable des élections au PS, le bureau national a décidé de "suspendre tous les conseillers généraux qui aujourd’hui ne font pas partie du groupe socialiste qui est reconnu par la fédération" de ce département.
Il a aussi expliqué que cette sanction tombera "automatiquement à partir du moment où ils rejoindront le groupe socialiste et se désolidariseront de l’actuel président du conseil général". Par contre, selon M. Le Roux, s’ils ne rallient pas ce groupe socialiste, "il n’y a pas de possibilité d’appartenance au PS".
De leur côté, les 18 conseillers généraux organisent leur défense et ont dénoncé dans un communiqué les "irrégularités" du scrutin. Pour Bertrand Pasciuto, président du groupe "socialiste et apparentés" du conseil général du Puy-de-Dôme, "de nombreuses irrégularités avaient été constatées lors du vote des militants".
Il estime aussi que "la commission nationale des conflits doit d’abord se prononcer sur la régularité de l’organisation et du déroulement du vote dans les sections au moment de la désignation du président du conseil général avant de se prononcer sur d’éventuelles exclusions".
Le communiqué souligne ainsi l’évolution du nombre d’inscrits entre les deux tours du vote des militants. Il serait ainsi passé en une journée de 2.391 à 2.421 et les votants n’auraient pas tous été à jour de leurs cotisations. Or seulement, vingt-sept voix séparaient le président sortant PS Jean-Yves Gouttebel, candidat à sa propre succession, réélu le 20 mars, et la vice-présidente PS du Sénat Michèle André, arrivée en tête lors du vote des militants.
Enfin Bertrand Pasciuto a précisé que les conseillers généraux concernés ont refusé à l’unanimité d’adhérer au groupe "socialiste et républicain" créé après l’élection de Jean-Yves Gouttebel et auquel appartient Michèle André, comme le leur avait proposé le premier secrétaire du PS du Puy-de-Dôme.
La situation au sein du PS du Puy-de-Dôme semble donc inextricable. Le bureau national a d’ailleurs décidé "l’envoi d’une mission la semaine prochaine pour essayer de trouver des voies de sortie de crise."
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