Rail
Par Bertrand le 30 octobre 2007

Un TGV arrivera-t-il un jour en gare de Clermont-Ferrand ? Cette question a de quoi faire désespérer plus d’un clermontois lassé de devoir se contenter d’un Corail amélioré quand tous les quais de la gare de Lyon à Paris sont remplis de TGV. Une image consternante qui fait dire à René Souchon, Président du Conseil régional d’Auvergne, que la question du TGV est maintenant une affaire de "dignité".
Le Conseil régional comme les autres collectivités locales a d’ailleurs pris à bras le corps le problème et soutiennent désormais deux projets. Le premier est une liaison vers Lyon via le projet de l’association Altro et baptisé Transline qui placerait Clermont sur un axe entre les Alpes et l’Atlantique. Le second est d’améliorer la liaison vers Paris en profitant du doublement de l’axe Lyon - Paris. Ce dernier qui arrive à saturation doit être doublé soit par un tracé est passant par Troyes, soit un tracé ouest passant par Bourges, Nevers et Orléans.
Deux projets complémentaires d’autant qu’une partie entre Roanne et Lyon pourrait servir aux deux axes. Il suffirait alors de relier Clermont à cette ligne, soit Nevers soit à Roanne suivant les options retenues, pour placer en 2020 Clermont à seulement deux heures de Paris et seulement cinquante minutes de Lyon.
L’idée du Clermont-Paris a reçu l’approbation de Jean-Louis Borloo mais aussi de Dominique Bussereau, secrétaire d’État aux transports, qui a officialisé aujourd’hui le lancement d’études dans ce sens. Alors faut-il croire en cette nouvelle chance ? Peut être car le Grenelle de l’environnement est passé par là.
Jeudi dernier, Nicolas Sarkozy a en effet repris les propositions du Grenelle en matière de transports que ce soit le développement de transports en commun urbains ou le développement du rail et du fret. Il a ainsi annoncé la construction de 2.000 km de nouvelles lignes TGV d’ici à 2020.
On peut alors se prendre à rêver que dans ces milliers de kilomètres figurent les quelques centaines entre Clermont et la capitale. Dominique Bussereau a indiqué aujourd’hui dans une conférence commune avec Brice Hortefeux avoir demandé à Réseau Ferré de France, propriétaire des voies, de lancer une étude sur cette solution. Elle sera ensuite proposé au Comité Interministériel d’Aménagement et Compétitivité des Territoires (CIADT) qui se déroulera en décembre.
Voici donc peut être l’occasion de placer enfin Clermont-Ferrand sur la carte de France de la grande vitesse. Mais pour l’instant nous n’en sommes qu’aux études et aux annonces d’autant qu’aucun financement n’est pour l’instant prévu avant 2013.