Par Bertrand le 15 juin 2008
André Gay a été réélu cette semaine à la tête du Valtom, Syndicat pour la valorisation et le traitement des déchets ménagers assimilés. Cette élection s’est déroulée sur fond de débat sur l’incinérateur. L’autre candidat à cette présidence était Gérard Betenfeld, maire de Lempdes et opposant à l’incinérateur.
Pour présenter sa candidature, ce dernier déclarait qu’"on ne peut pas porter un tel projet contre l’agglomération. C’est diviser le territoire." Mais André Gay n’est pas homme à s’émouvoir d’un tel argument. S’il a reconnu "qu’il n’est pas facile pour un élu de l’agglomération d’accepter ce pôle de traitement", il s’est aussi présenté comme "le candidat pour conduire le projet et qu’il aille a terme."
André Gay l’a emporté largement par 20 voix contre 6 en bénéficiant du soutien de très nombreux délégués des syndicats ruraux trop heureux Pour rappel, le Valtom est administré par une Assemblée Générale composée de 26 élus délégués, désignés par les assemblées délibérantes des différentes collectivités adhérentes regroupant les communes situées dans le périmètre du VALTOM. Selon leur nombre d’habitants, chacune est représentée par 2 à 5 délégués. Clermont Co qui pèse près de la moitié des habitants du département n’a que 5 représentants au Valtom.
André Gay espère maintenant que le préfet rendra rapidement l’autorisation d’exploiter l’incinérateur Vernéa alors que l’adjoint clermontois Alain Bardot espère lui "une remise en cause assez forte du Valtom si le projet d’incinérateur ne voit pas le jour.".
Tournant stratégique. "La Montagne" du jour nous l’annonce : Hortefeux tape dans la fourmilière. Du sarko pur et dur quoi ! Rien n’est assez bien à ses yeux. Ni le projet du Valtom, ni le contre-projet de Clermont-co.
Signifier le bordel ambiant et se poser en sauveur. Le vieux projet bonapartiste en somme. Que de dégâts en attendant. Quant à ce que l’avenir nous réserve...
Merci pour ce troisième paragraphe qui n’éclaire pas que cette question d’incinérateur. Les misères faites au monde rural finissent par se payer un jour ou l’autre au Conseil Général, au Valtom ou ailleurs. Le retour du bâton en quelque sorte ! Les responsabilités dans le maintien de cette ineptie (l’incinération) sont donc partagées.
D’autres responsabilités ne sauraient être écartées. Qu’a fait le préfét (donc l’Etat) dans cette affaire ? Faut-il s’en laver les mains à notre tour ou en tirer toutes les conséquences ?
Sur cette question comme sur d’autres, il n’est décidément pas de sauveur suprême. Il s’agit donc bel et bien de décréter le salut commun !